1841 : Y’a plus de saison !

 L’été 1841 ne va pas être des plus cléments. La France va voir traverser des épisodes pluvieux suivis d’orages intenses et fréquents. La grêle accompagne très souvent les orages, provoquant de gros dégâts sur son passage.

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Le Journal L’Avranchin fait paraître un témoignage le 5 septembre 1841 portant en sous titre : « On nous écrit de Ducey »:

« Un orage, tel qu’on n’en avait vu de mémoire d’homme, a éclaté le 3 de ce mois à deux heures de l’après-midi sur cette commune. A une pluie battante a succédé une trombe de grêlons dont les plus petits avaient la grosseur d’une noisette, et les plus gros celle d’un œuf. Ces grêlons de différentes formes, étaient le résultat d’agrégations de plusieurs autres d’une moindre dimension. La violence avec laquelle ils étaient lancés a brisé tous les châssis et une quantité considérable de vitres. Outre ces accidents, on doit s’attendre à de plus grands malheurs. Il y a tout lieu de croire que la récolte des sarrasins est perdue partout l’orage a donné.

Mme de Brée, qui revenait avec ses enfants de Pontorson, a été surprise par l’orage à la hauteur de Poilley ; son cheval mutilé par les grêlons, a pris le mors aux dents et s’est précipité dans un fossé, entraînant avec lui la voiture à laquelle il était attelé. Heureusement cet accident n’a pas eu de suites funestes et la famille de Brée en a été quitte pour la peur ».

La rédaction du journal ajoute que :

« le subit orage de vendredi a traversé, dans sa course, les communes de Saint-Loup, Ponts et de la Godefroy. On nous informe que les dernières céréales y ont été gravement maltraitées, et que plusieurs habitants ont éprouvé des pertes considérables ».

La Basse-Normandie n’a pas été la seule région touchée par ces orages. Nous lisons dans le Journal de l’Eure :

« Vendredi [3 septembre 1841], un orage épouvantable, venant du sud-est, a éclaté sur le ville de Louviers. La matinée avait été superbe ; le tems s’est couvert de nuages vers les deux heures et demie de relevée ; une heure après, le tonnerre grondait d’une manière effrayante ; les éclairs se succédaient presque sans interruption, la grêle tombait en abondance, grosse comme de petites noix, et cassait les vitres de toutes les maisons tournées vers le sud et le sud-est ; mais ce qui, bientôt, a donné à l’orage un caractère plus alarmant, c’est une trombe de vent qui, renversant tout sur son passage, déracinait de vieux arbres, enlevait les toits des maisons et les emportait à une distance de plus de quarante pas ».

L’Oise a également été subi de gros dommages, notamment les communes de Chaumont, Enencourt-le-Sec, Hardivillers, Jaméricourt et Thibivillers dont les pertes ont été estimées à 5 000 fr.

 Source :
L’Avranchin, édition du 5 septembre 1841
le Journal de Rouen et de la Seine-Inférieure, édition du mercredi 8 septembre 1841.
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