Ducey : Apparition et main de feu

Publié le 23 Avril 2012

Ce texte est extrait de  » L’Écho du merveilleux » , revue bimensuelle / directeur : Gaston Mery , Éditeur : [s.n.] (Paris), Date d’édition : 1897-1914, Contributeur : Méry, Gaston (1866-1909).

(source Gallica.BNF.fr)


Les mains de feu 

D’une curieuse revue qui se publie à Rouen sous la direction d’un religieux,le R. P. Victor Jouet, nous extrayons ce récit qui relate un fait dont nous avons déjà rapporté quelques exemples.

 Il s’agit de l’apparition, en 1875, de l’âme de Louise Le Sénéchal, née Chauvières, morte le 8 mai 1873 (en réalité décédée le 28 mai), à son mari Jean Le Sénéchal, dans son habitation de Ducey (Manche), lui demandant des prières et lui laissant, sur son bonnet, l’empreinte de cinq doigts de feu.

Louise Chauvières, née à Saint-Martin de Landelles (Manche), le 5 Frimaire an IX de la République française, mariée à Jean Le Sénéchal, né à Ducey (Manche), le 8 avril 1806, mourut à Ducey le 28 mai 1873.

Avant de mourir, elle fit promettre à son mari de faire prier pour elle. Celui-ci ne remplit point sa promesse. Peu de temps après, Jean Le Sénéchal entendit dans sa maison, pendant la nuit, des bruits étranges et aperçut comme des ombres qui se mouvaient. Il fit part de ces bruits et de ces visions à sa voisine, Marie Tullet, femme Paul Gaubert, laquelle s’en moqua plusieurs fois. Les bruits et les visions se reproduisirent pendant un certain temps, jusqu’au mois de janvier ou février 1875..

Du_app_Apparition femme en feu

Pendant l’une des nuits de l’un de ces mois, la vision jusqu’alors nuageuse, se précisa. Une femme se montra au milieu du feu. « Elle brûlait comme dans un feu d’étoupes» (paroles de Jean Le Sénéchal) Le feu prenait naissance à la ceinture et embrasait toute la partie supérieure du corps. C’était Louise Chauvières. Jean Le Sénéchal reconnu aussitôt sa femme.

– Que me veux-tu? Lui dit-il.
– Je viens te demander des prières ; tu m’as promis, et tu n’en as point fait dire.
– Je n’ai point d’argent pour faire prier.
– Demandes-en à ma fille ; elle en a, et elle t’en donnera.
– Elle ne voudra pas croire que l’argent que je lui demanderai soit réellement destiné à faire prier pour toi; elle croira que je la trompe,et ne voudra point m’en donner.
– Si, elle te croira, parce que je vais te donner une preuve qui appuiera ta demande».

Alors, elle leva l’un de ses bras, s’approcha de son mari et appliqua sa main sur le bonnet qui recouvrait sa tête.

Enlevant son bonnet, Jean Le Sénéchal vit qu’il était brûlé à cinq endroits.

Photos du bonnet avec les points de brulure :

Du_app_Le bonnet de Le_senechal 1

Du_app_Le bonnet de Le_senechal 2 (FILEminimizer)

Du_app_Le bonnet de Le_senechal 3Louise Chauvières avait disparu.

Au même instant, la voisine de Jean Le Sénéchal, Marie Tullet, qui s’était moquée de ses visions, vit son jardin éclairé « comme par la lueur d’un incendie  » (paroles de Marie Tullet) et aperçut une forme humaine embrasée qui traversait son jardin.

 Fortement impressionnée, elle s’alita peu de temps après, languit pendant plusieurs mois et mourut l’année suivante, le 21 juin 1876.

Jean Le sénéchal demanda des prières aux religieuses Trinitaires, Monsieur le chanoine Maudouit, actuellement curé-doyen, célébra plusieurs messes, et des personnes pieuses firent l’exercice du Chemin de la Croix. Et il n’y eu plus de bruit ni visions.

Jean Le Sénéchal mourut quatre ans après, le 30 novembre1879.

Un fermier nommé Dubois,demeurant à Ducey,voulut savoir si les taches que porte le bonnet étaient réellement des brûlures. Et ayant foulé sur la tache correspondant à la phalange du pouce, l’étoffe se déchira.

Je, soussigné, petit-neveu de Jean Le Sénéchal, et l’ayant connu, certifie authentique, et tel que l’a rapporté Jean Le Sénéchal lui-même, le récit de la vision ci-dessus ; certifie authentique, d’après des témoins dignes de foi, dont quelques uns actuellement existants, la vision de Marie Tullet et les circonstances de la déchirure du bonnet ;

 JEAN HAY prêtre.


Le bonnet de Le Sénéchal est exposé au musée (photos ci-dessus) :
Parrocchia Sacro Cuore in Prati, Lungotevere Prati 12 – ROMA

PICCOLO MUSEO DEL PURGATORIO sous le N° 3, avec comme texte descriptif :

 « Apparition, en 1875, de Louise Le Sénèchal, née Chanvrières et morte le 7 mai 1873, à son mari Louis Le Sénèchal dans leur maison de Ducey (Manche-France) pour lui demander des prières. Elle lui laissa comme signe l’empreinte de 5 doigts sur son bonnet de nuit. Selon le récit authentique de l’apparition la brûlure sur le bonnet fut faite par la défunte Le Sénèchal pour que son mari la présente à leur fille comme preuve visible de sa demande pour que des messes soient célébrées. »


De :
IMPRIMATUR Joseph PALICA
Archip. Philippens, Vic. Gén., Rom   (pour aller plus loin référence du texte)

« Le Purgatoire »,revue de l’Association du Sacré-Cœur de Jésus en faveur des Ames du Purgatoire, fondée à Rome par le R. P. Victor JOUET, a publié de 1900 à 1912, le récit de nombreuses apparitions d’âmes du Purgatoire avec les documents historiques qui en garantissaient l’incontestable authenticité.

Le Révérend Père avait même constitué, 12, Via Lungotevere Prati, un Musée d’outre-tombe ou Musée des Ames du Purgatoire, composé de souvenirs, de documents et de pièces justificatives qui rendaient tangibles et palpables la réalité des faits attestés. Nous avons visité maintes fois ce Musée unique en son genre, nous avons vu de nos yeux et tenu dans nos mains, avec un profond saisissement, les empreintes de doigts et de mains de feu laissées sur les vêtements, sur les livres sur les objets touchés par les diverses apparitions. Les explications du Révérend Père, d’une documentation impressionnante, excitaient toujours, chez les pèlerins de ce petit tour par le Purgatoire, une émotion dont ils ne pouvaient se défendre : ils avaient sous les yeux la preuve palpable de l’existence du Purgatoire et le témoignage irrécusable du feu justicier qui y purifie les âmes des restes de leurs péchés.

N. B. – Le Musée du R. P. JOUET fut exposé le 4 août 1905, dans une des salles du Vatican, et présenté par Son Em. le cardinal Vivès y Tuto à S. S. PIE X, qui le visita avec le plus grand intérêt et en éprouva la plus vive satisfaction.


Du_app_Le bonnet de nuit

 Marié en premières noces avec Jeanne Monique Dubois , Jean Lesénéchal est veuf en mai 1850. Le couple ne semble pas avoir eu d’enfant. Il est, à cette époque, cultivateur.

Il se remarie, à une date non retrouvée, avec Louise Chauvière, âgée de plus de 50 ans. Il semble bien qu’elle ait une fille (premier mariage ? ) puisqu’elle conseille de demander, lors de son apparition, de l’argent à sa fille.

Lors du décès de Louise, Jean Lesénéchal est cantonnier communal, profession reportée sur son propre acte de décès.


Sans vouloir nier le Merveilleux de ces empreintes laissées par les doigts de feu, le bonnet rend-il malicieux ? Car, à l’instar du Gars de Falaise, Lesénéchal détourne l’injonction, c’est la fille de Louise Chauvière qui doit payer les messes !

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