TROCHON l’Amérique, de Marcilly

Sa vie familiale

1) Naissance

Jean Baptiste André TROCHON est né le 4 septembre 1763 à MARCILLY, petite commune du canton de Ducey, de Jacques TROCHON Longraye, laboureur, et de Marie TROCHON, son épouse.

Son parrain est André GRIMBOST, un cousin habitant Marcilly, la marraine Marie ROUSSEL, de Saint Quentin, commune voisine de Marcilly. Il est le deuxième enfant d’une famille de cinq ; il a deux frères et deux sœurs

2) Mariage

Il se marie le 16 juin 1789 à MARCILLY avec Françoise Jacqueline Perrine LE TELLIER, née vers 1760 à Marcilly. Il est alors propriétaire. Ce n’est donc pas qu’un simple laboureur, il possède des biens.

Fille de Michel LE TELLIER et Marie LE TELLIER, c’est pour la femme de Jean Baptiste TROCHON, à 29 ans, un remariage.

Elle a épousé en première noce, à Saint Quentin, Louis Jean Baptiste NICOLAS dont elle a eu une fille Louise Françoise NICOLAS, née le le 27 juillet 1782.

Louis Jean Baptiste NICOLAS, laboureur, était Sieur1 des Rivières. Il décède à 24 ans, le 17 janvier 1783 à Saint Quentin.

Leur fille Louise Françoise NICOLAS épousera le 9 juin 1800, à Saint Quentin, Pierre HUS.

1 Sieur, sieur de... :
 Le mot Sieur devant le nom était un titre honorifique donné à un bourgeois, marchand aisé, ou rentier, sans avoir spécialement une origine noble. Sieur de... signifiait que l'on était seigneur (propriétaire) d'un lieu. Après le XVIII ème siècle, le terme sieur est devenu une expression courante pour désigner Monsieur...

3) Les enfants du couple TROCHON – LE TELLIER

  • Jean François TROCHONest né le 15 mai 1790, à saint Quentin, au village des Cresles, en bordure de Marcilly, non loin du bourg de cette commune.Le parrain est Louis Nicolas Des VIVIERS, frère du vicaire Des VIVIERS célébrant le baptême, la marraine est Anne TROCHON, la tante de l’enfant.
    Décédé le 25 juillet 1854 au bourg de St Quentin, il est resté célibataire. A son décès à 64 ans, il vivait de son bien.
    Il a été sergent dans la Garde Nationale2 de St Quentin en 1832 sous l’appellation Jean TROCHON Lamerique.
  • François Louis Jacques TROCHONest né le 6 mars 1792, village des Cresles.
    Le parrain est Jacques André TROCHON, son oncle.
    La marraine est Louise NICOLAS, sa demi-sœur fille de feu Louis NICOLAS des Rivières, époux décédé de François LE TELLIER, mère de l’enfant.
    Il se marie le 5 mai 1825 avec Anne Joséphine MENARD dont il aura 6 enfants. Il est cultivateur.
    Il décède à 83 ans, le 30 avril 1875 à St Quentin, au Guyot. Sa femme meurt le 29 du même mois.
    Leur tombe est encore visible (en procédure de relève par la mairie, 12 août 2010) au cimetière de St Quentin, près de celle de leur fille, Marie TROCHON, épouse LELIEVRE.

Ma_Troch_Cimetière_St-Quentin_tombes_Trochon

  • Michel TROCHONest né le 27 avril 1794 à ST-QUENTIN, au village des Cresles.
    Il se marie avec Modeste LAISNE et a au moins un enfant, Jean Baptiste André TROCHON, né le 10 décembre 1826, à Saint Quentin.
    On relève dans  » Souvenirs normands : les gardes d’honneur de la Manche (1808-1814) »3dans la liste des Gardes d’Honneur :
    « TROCHON (Michel), inscrit volontaire, né à Saint-Quentin, 27 avril 1794, domicilié à Avranches, Parents: Lamérique (sic); Françoise Le Tellier. – Fils d’un ex-maire; a un frère militaire dans le 26 ème de cuirassiers à cheval  »
    Un autre document non référencé, est plus précis sur la personne :
    « Fils d’Amérique et de Françoise LETELLIER né à Saint Quentin le 27 avril 1794. Taille 1m 66, visage ovale, front ordinaire, yeux bleus, nez long, bouche moyenne, menton rond, cheveux châtains, teint coloré. Volontaire entré le 31 juillet 1813. Était domicilié à Avranches. 13 ème compagnie du 7 ème escadron. Garde. Congédié le 16 mai 1814. « 
    avec en complément :
     » Extrait du décret relatif à l’organisation des quatre régiments des gardes d’honneur (5 avril 1813) ART. 20
    ” Les gardes d’honneur s’habilleront, et s’équiperont et se monteront à leurs frais »
    Remarques:
    Le nom du frère cuirassier à cheval n’a pas été retrouvé.
    Le père Jean Baptiste André a été agent municipal (voir ci-dessous) et non maire.
    Pour s’équiper il y avait en fait deux possibilités : soit Michel TROCHON, (lui ou son père) prenait tout à sa charge, soit l’équipement était payé par les notables de la commune.
  • Françoise Agathe Jacqueline TROCHONest née le 23 février 1796 à ST-QUENTIN, au village des Cresles.Le parrain est Jacques TROCHON, cultivateur, âgé de 28 ans, de Marcilly, son cousin issu de germain, la marraine est Agathe LETELLIER, 23 ans, domiciliée à Marcey, sa tante.
    Aucun renseignement supplémentaire n’est disponible actuellement.
  • Adélaïde Sophie TROCHON est née le 23 mars 1797 à STQUENTIN, au village des Cresles.
    Ma_Troch_Signature_etat_civil_JB_TrochonLe registre d’État Civil étant la référence de son acte de naissance, on ne connait pas ses parrain et marraine.
    Aucun renseignement supplémentaire n’est disponible actuellement.

Lors de la naissance de ses enfants Jean Baptiste TROCHON est cultivateur.

2 Garde nationale
 Troupe non soldée qui est composée de citoyens et qui sert au maintien du bon ordre ainsi qu' à la défense intérieure du royaume.
 (La garde nationale de Paris, de Lyon...)
 On réorganisa toutes les gardes nationales du royaume 
(La garde nationale mobile La garde nationale sédentaire)
 Garde national
 Celui qui fait partie de la garde nationale Deux gardes nationaux sont venus et se sont emparés de lui.
 (Dictionnaire de l'Académie Française, tome second, page 253, 6 ème édition, 1835)
 Garde nationale
 Avant la Révolution, les citoyens des villes armés et réunis en corps, s'appelaient les "milices bourgeoises".
Ces troupes prirent, à la révolution, le nom de gardes nationales.
Depuis cette époque, leur rôle a été considérable. Leur organisation souvent remaniée.
Dissoute plusieurs fois, la garde nationale fut définitivement supprimée dans toute la France en 1871.
 (Dictionnaire encyclopédique Quillet, 1977, Paris)
3" Souvenirs normands : les gardes d'honneur de la Manche (1808-1814)" de G. Du Boscq de Beaumont (BNF, GALLICA). Dans ces "Souvenirs..." sont relatés entre autre les conditions des inscriptions des volontaires et désignés, la description des régiments.

Sa vie publique

1) Sa vie à Saint Quentin

Le relevé des registres d’État Civil indique que Jean Baptiste TROCHON est Agent Municipal4 de 1796 à 1799,

On y lit pour chaque acte la formule administrative rituelle :

Ma_Troch_Signature_adjoint_municipal_JB_Trochon« Jean Baptiste TROCHON, membre du Conseil général de la Commune de St Quentin Canton de Ducé, district d’ Avranches, département de la Manche, élu pour dresser les actes destinés à constater les naissances, mariages & décès des citoyens …  »

On le trouve concerné par deux affaires qui ont suivi la venue des Chouans dans la région,

4 AGENT MUNICIPAL : Officier nommé par les Communes d'une population au dessous de cinq mille habitants pour exercer les fonctions municipales. La réunion des Agents municipaux de chaque commune forme la Municipalité de Canton à la tête de laquelle est un Président nommé dans tout le Canton par l'Assemblée primaire (code des Communes de 1790, réf Dictionnaire de l'Académie Française Ed 1798, AN VI de la République)

1 ) Affaire de Marcilly, novembre 1793

 Cette affaire, où les nom, prénom, age, lieu de naissance, lieu de domiciliation font penser que c’est bien de Jean Baptiste André TROCHON qu’il s’agit, est portée devant le Tribunal de la Commission militaire et Révolutionnaire de Granville, c’est l’affaire dite de Marcilly5

« …

L’affaire d ‘acquittement qui vint ensuite présenta quelque chose d ‘anormale (sic) et de digne d’être signalé, à plusieurs points de vue :

Elle concernait dix huit individus presque tous de la commune de Marcilly, savoir: :

Marie Morel, femme de Julien Cleret , 41 ans.; Claude Augeard, 43 ans ; Anne Dumond, 24 ans ; François Le Sénéchal, 53 ans ; Michel Laloué, 48 ans ; Jeanne Jouvin, femme Coquerel , 48 ans. ; Jeanne Toussaint, 42 ans, Madeleine Feautrad femme de Guillaume Trochon, 44 ans.

Tous nés à Marcilly.

Jeanne Gautier, femme Nicolas Blandin, 60 ans, de Ducey. : Jeanne Rousselle, femme Rivière, 46 ans,de Chalandré ; Jacqueline Loton, femme Guillaume Dion , 46 ans, d’ibid ; Françoise Hardy, femme Corbin, 45 ans, de St-Quentin ; Marie Trochon, 19 ans, née à Marcilly ;

Jean-Baptiste Trochon, 29 ans, demeurant à St-Quentin, né à Marcilly
0live Letimonnier, 17 ans, né à Granville ;
Catherine Corbin,40 ans, née à Marcilly.
Pierre Desmonts, 45 ans, tisserand, né à St Loup ;
Julien Cleret, 48 ans, né aux Chéris ;
Tous, en général, cultivateurs ou journaliers à Marcilly.

Ils avaient été dénoncés dans les derniers jours de brumaire AN II (novembre 1793), – c’est-à-dire immédiatement après la retraite des Vendéens – au District d’ Avranches , par le sieur Daligaut, curé constitutionnel de la paroisse qui les accusait d’avoir,de concert avec ceux-ci ,pillé, pour une valeur pécuniaire de plus de 2 000 francs à son estimation, les meubles de son presbytère, alors que lui avait été, comme bien d’autres de ses confrères, obligé d’en fuir pour échapper à la fureur des envahisseurs.

Le dénonciateur demandait qu’on envoyât deux cents hommes pour les arrêter. C’était beaucoup.

Le District, en accueillant d’ailleurs provisoirement sa plainte, lui en envoya trente-deux, qui arrêtèrent les treize premiers prévenus sus-désignés. Quant aux autres, ils surent se soustraire, à ce moment là, à toute poursuite.

Le Sieur DALIGAUT n’en fut pas moins fort satisfait de l’expédition, dont il s’empressa de féliciter le District dans une lettre terminée par ces mots : « Guerre aux misérables qui sont arrêtes, ils sont coupables », et où toutefois, il implore la justice en faveur d’un d’entre eux, le Sieur Charles AUGEARD, qui ne l’a spolié que par ses enfants en bas – âge, et lui a, d’ailleurs restitué ce que ceux – ci lui avaient pris.

De suite, à la date du 25 Frimaire (15 Décembre 1793), envoi était fait, par le District Avranches, des arrêtés, à la Commission Militaire de Granville ; où ils ne comparurent toutefois que le 21 Nivôse (10 Janvier 1794).

A ce moment là, le curé de Marcilly était, par suite de restitution de la part des familles de plusieurs de ceux – ci, rentré dans une partie de ses pertes ; aussi avait – il écrit, en leur faveur, à la Commission, qu’à ce moment – là il semblait regretter d’avoir saisie de cette affaire.

Cela rendait assez aisée la défense des prévenus, qui furent facilement crus quand ils vinrent alléguer, pour expliquer leur maraude au Presbytère : la contrainte de la part des Chouans, et la menace de ceux – ci de brûler le mobilier en question si les habitants ne voulaient se le partager.

En présence de cette situation, la Commission crut devoir mander le dénonciateur, – dont elle trouvait, d’ailleurs, la conduite en cette affaire, pleine de tergiversations, – pour lui demander des explications sur celle de chaque accusé. Mais il ne put rien préciser ni articuler de nouveau en ce qui les concernait.

Alors, dans ses séances des 28, 29 et 30 Nivôse (17-18-19 Janvier 1794), la Commission prononça leur acquittement.

Mais, se retournant contre le Sieur DALIGAUT qui lui avait inutilement imposé une telle instruction, elle le condamna, comme faux témoin – alors qu’en réalité il n’avait été que prompt dans sa plainte, et tout au plus imprudent dans ses accusations – à 3 mois de prison, aux termes de l’Art. 17 sect. 4 du Code pénal militaire ; dont elle ne se gênait pas pour faire, dans certaines occasions, l’application même à des délits civils qu’en réalité il ne visait en rien.

Mais l’affaire n’était pas encore finie. Car, quelques jours après, la Commission voyait arriver spontanément, à sa barre, les 5 prévenus qui, le jour de l’arrestation des autres, s’étaient soustraits à celle-ci, et qui, apprenant l’heureuse relaxation de ces derniers, mettaient désormais la tête hors de l’eau et venaient apporter leurs explications personnelles de leur propre conduite, aux fins de se procurer un acquittement régulier les mettant à l’abri de tout recours ultérieur.

Ces explications, du même genre que les précédents, furent naturellement accueillies, et, le 14 Pluviôse (2 Février 1794), ils étaient, eux aussi, acquittés par la Commission.

 Comme on le voit, Jean Baptiste TROCHON ne faisait pas partie du premier groupe des 13 arrêtés.

  5 Étude Historique sur la commission militaire et Révolutionnaire établie à Granville en l'AN II de la République par M.E. SAROT, avocat à Coutances 1876.

2) l’affaire, l’affaire des « CHAUFFEURS » juillet 1797

Extrait :

 » Des bandes de brigands, « qui s’étaient servi du couvert de la Chouannerie pour assouvir leur basse cupidité et accomplir les plus horribles forfaits » avaient infesté le territoire de Bellême. Cinq furent condamnés à mort le 2 septembre 1796.

Une autre bande, du côté de Percy, avait pris le nom de Chasseurs du Roi, rançonnait les acquéreurs de biens nationaux.

Dans l’Avranchin, des brigands, sous le nom également de Chasseurs du Roi, après avoir torturé leurs victimes et leur avoir lié bras et jambes, les attachaient à la crémaillère de la cheminée, ayant les pieds nus posés sur une tuile que l’on faisait chauffer jusqu’à ce que la douleur fit dire au patient où était son trésor. Ils les saignaient ensuite.

Le peuple donna à ces brigands le surnom de Chauffeurs.

Des individus de Ducey et du Pavement, en Poilley, masqués, le visage couvert de suie, firent subir le supplice de la tuile au citoyen Morin, de la Retournerie, en Saint-Quentin. Dénoncés par Trochon, dit l’Amérique, agent de la commune de Saint-Quentin, ils furent arrêtés et écroués à Avranches. Condamnés à mort par le Tribunal criminel du département et exécutés. »

L’évocation de la même affaire par le Curé Cudeloup de Marcilly6:

Le 20 Prairial, An V (8 Juillet 1797), comparurent devant le Tribunal criminel de la Manche : Jean Bazin, âgé de trente ans, aubergiste à Poilley.; Louis Lecoq, âgé de 28 ans, meunier à La Chapelle-Engerbold (Calvados) ; Nicolas Letavernier, âgé de 2l ans, charpentier à Saint-Quentin ; Julienne Janvier, sa femme, et François Janvier, âgé de 31 ans, charpentier au même lieu.
On les accusait d'avoir, le 5 Pluviôse précédent, pénétré dans le domicile du sieur Morin, Retournerie, en la commune de Saint-Quentin, en se servant de noms supposés, ensuite de lui avoir bandé les yeux, de l 'avoir volé, et de lui avoir ensuite, pour lui faire avouer où il avait mis d'autres valeurs cachées, de lui avoir "brûlé les pieds" dans le feu et de s'être opposés aux soins que nécessitaient ces horribles brûlures.
Tous ces faits constatés excitèrent l'indignation du jury. Aussi les juges, tout en innocentant la femme Letavernier, déclarèrent les autres coupables de tentative d'assassinat et, par suite, méritant la peine de mort. Et, effectivement, cette peine leur fut appliquée. Ils essayèrent cependant de se pourvoir en cassation ; mais le pourvoi fut rejeté et le 27 Thermidor an V. Ils furent décapités à Coutances." (Sarot, Tome III, Tribunaux répressifs)7

Le citoyen Morin était Louis Morin, agent municipal de saint-Quentin en 1793. Habitant le village de la Retournerie, il était très proche voisin de Trochon l’Amérique domicilié aux Cresles.

Sa maison existe toujours :

SQ_Troch_Linteau_MORIN_La_Retournerie_AN_12_1804

 

6 et 7 Curé Cudeloup de Marcilly, Monographie de Saint Quentin, 1932, texte extrait Sarot, Tome III', Tribunaux répressifs.Cudeloup reprend pratiquement mot pour mot l'article paru en page 125,du tome III de "Tribunaux répressifs de la Manche" par Sarot et daté 1882

 Retour à la vie familiale

1) Décès de sa femme Françoise LE TELLIER

Le 15 février 1825, sa femme Françoise Jacqueline Perrine LE TELLIER, vivant de son bien, décède au bourg de ST-QUENTIN à l’age de 65 ans environ, son mari Jean Baptiste est alors âgé de 67 ans..

Au décès de sa femme et au mariage de son fils Louis, François le 5 mai 1825 à Saint Quentin, il est domicilié8 au VAL ST PERE.

8 Domicile : Définition juridique (décrété le 14 mars 1803, Promulgué le 24 du même mois)Le domicile de tout Français, quant à l'exercice de ses droite civils est au lieu où il a son principal établissement (1824)

2) Sa vie à Avranches

Ma_Troch_rue_Puits_Hamel_Avranches_1834

 

On le retrouve quelques années plus tard à Avranches , rue du Puits Hamel où il habite, près du collège.

Il est remarié avec Marie GARNIER. Malheureusement, la date de leur mariage et les origines de Marie GARNIER restent inconnues. La seule indication sur cette union est l’acte de décès de Jean Baptiste : « époux en seconde (noce) de Marie Garnier » 9

Lors de la naissance de Marie Augustine Justine GARNIER, née le 4 mars 1845, il est porté comme témoin sur l’acte de naissance, en Mairie Avranches. Marie Augustine Justine est la fille de Michel Jean GARNIER, né à Javenet (35), tanneur, âgé de 33 ans et de Jeanne Perrine Pellerin, son épouse, âgée de 25 ans.

La marraine, lors du baptême de la petite fille en l’église Notre Dame des Champs, est Marie GARNIER.

JB Trochon sera également porté comme témoin sur l’acte de décès de l’enfant, le 26 avril 1845, morte rue Malloué, à Avranches. La rue Malloué est située près de l’hôpital actuel, donc très éloignée de la rue du Puits Hamel pour un marcheur.

Jean Baptiste TROCHON, âgé de 81 ans, vivant de son bien, est dit voisin de l’enfant. Malgré son age, il est encore assez alerte pour descendre témoigner de la rue du Puits Hamel, à la Mairie d’ Avranches.

Il décède le 27 août 1855 à AVRANCHES à l’ âge de 91 ans et 11 mois.

Son souvenir, à Avranches, a fait l’objet d’un article dans la « Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, 1888″, dans une rubrique intitulée « Revue des livres » page 501

TROCHON L’Amérique : « C’était un personnage qu’ont bien connu à Avranches les hommes de 50 à 70 ans spécialement les élèves du collège d’ Avranches, auxquels il aimait à raconter que Napoléon n’était pas mort et qu’il était sur le point de revenir en France : il disait cela vers 1835. Au physique, c’était un vieillard vigoureux, carré, trapu, ou l’on devinait une chaude jeunesse. ses opinions bonapartistes l’avaient fait coffrer à la prison du Mont Saint Michel, mais il s’était évadé, avait franchi une des trois rivières, celle du côté de Genets, la Sée sans doute, et sur la rive droite avait montré son derrière nu aux gendarmes attardés sur la rive gauche. On comprenait qu’il avait du être un leste coureur et si, dans sa grande vieillesse, il marchait difficilement, il courait presque toujours, même en allant de la bibliothèque du collège où il était le lecteur le plus assidu, pour arriver à sa maison du Puits Hamel.

TROCHON n’était pas le seul à croire à l’existence alors de Napoléon : c’était la légende des vieux soldats de l’Empire. Le Peuple disait que le Petit Caporal allait revenir et f.. encore une fois les avocats par les fenêtres de leur caserne à parole…

"(tiré de "Revue des livres" page 501, de la Revue de l'Avranchin et du Pays de Granville, 1888, pas de nom d'auteur, ni autre référence).

Jusqu’à présent, aucun document n’est venu éclairer ses démêlées judiciaires évoquées dans ce document.

Dit L’Amérique

Pourquoi un document sur Trochon L’Amérique ? Le but initial était de connaître l’origine de ce surnom. A la même époque, il existait plusieurs familles de Trochon à Saint Quentin dont TRCHON Valdoir, au village du même nom, ou bien encore TROCHON Coupigny, que l’on retrouve ainsi désigné dans les registre paroissiaux et sur le linteau de la porte d’une maison de Saint Quentin.

Mais L’Amérique ?

Dans aucun des registres paroissiaux ou d’État Civil on ne retrouve ce surnom. Or, lors de l’engagement de son fils Michel dans la garde d’Honneur, il est spécifié fils d’Amérique.

Le souvenir laissait à Avranches, quarante ans après sa mort est Trochon L’Amérique.

Qu’a-t-il fait avant son premier mariage à 26 ans ? Est-ce pendant cette période ou après son mariage ?

L’affaire de Marcilly, évoquée en 1882 par Sarot dans « les Tribunaux Répressifs de la Manche », ne mentionne pas le surnom de Trochon « l’Amérique », alors que l’affaire des Chauffeurs évoquée par Félix JOURDAN en 1907 en fait mention. Comment ce dernier en a-t-il eu connaissance ?

On pourrait supposer qu’il soit parti en Amérique lors de la guerre d’indépendance, mais la recherche effectuée dans la liste dite « Lafayette » et contenant plus de 41 000 noms de volontaires ne fait pas mention de Jean Baptiste André TROCHON.

Alors surnom donné localement parce qu’il rêvait d’Amérique ?

Nous attendons vos suggestions
(étayées, bien sûr) !

Arbre généalogique de Jean Baptiste André TROCHON

Ma_Troch_genealogie_Trochon_L_Amerique

 

 

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