L’Hôpital 120 de Ducey

Le 1er août 1914, en milieu d’après-midi, le toscin alerte la population française qui découvre une affiche annonçant le décret de mobilisation générale. Le pays est entré en guerre avec l’Allemagne.
Un réseau d’hôpitaux se met  rapidement en place un peu partout en France. Des initiatives privées se joignent à ce réseau. Une section du comité de la Croix Rouge, l’Union des Femmes de France, est créée. Elle recrute des dames « au dévouement admirable, à l’abnégation sans limites ».
A la fin du mois d’août, les combats sur le front sont violents et les pertes considérables. Les premiers grands trains de blessés arrivent dans la Manche. Le 10 août, et pour la première fois, la gare d’Avranches accueillent de nombreux blessés. Les hôpitaux s’organisent dans la région entre la mi-août et la fin septembre…

Septembre 1914, la création de l’Hôpital 120 à Ducey
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Albert FLEURY (1898-1921), médecin et maire de Ducey, avec l’aide de son épouse Juliette née MARCHAND, prend l’initiative de créer un hôpital auxiliaire dans la commune de Ducey. L’ancien établissement des Trinitaires restant inoccupé depuis le transfert de l’abbaye Blanche de Mortain à l’Institut Notre-Dame d’Avranches, une ambulance franco-belge s’y installe. Elle accueille en convalescence des soldats blessés.

 Hôpital 120

Une quête auprès des habitants de la commune permet de récolter des fonds qui dotent l’hôpital d’« un régime presque luxueux », comme le soulignera la presse quelques années plus tard. D’une capacité d’une centaine de lits, l’hôpital est géré par l’Association des Dames de France et accueille, dès les premiers jours de septembre, ses premiers blessés franco-belges.
Le personnel
-Mme BERTHELOT

Hélène BERTHELOT, infirmière bénévole.

De nombreuses personnes de Ducey et du canton s’engagent bénévolement, offrant leurs services auprès des blessés…

Liste des infirmières bénévoles
Madame BERTHELOT
Madame BOULAND
Melle CHESNAY
Melle CHUPIN Marie (Sœur Saint Vincent)
Madame CORDON
Madame DUPONT
Madame FILLATRE
Madame FLEURY
Madame GAULARD
Madame GOSSELIN
Madame LEPRIEUR
Madame MAHE
Madame MAUVIEL
Madame MONNIER
Madame PAMART
Madame PIGEON
Madame RICHETTE
Madame TIZON

« Chaque matin, les dames bénévoles se rendaient à leurs salles respectives, le docteur faisait la visite journalière et le personnel excellent chargé de préparer la nourriture des blessés reprenait sa lourde tâche. Mme la présidente (Mme FLEURY) donnait l’exemple à tous, toujours alerte, empresse, d’humeur égale, veillant à tout et s’ingéniant à ce que toujours l’ordre régnât dans la maison et que de bons rapports unissent les divers services ».

Extrait de I’Opinion de la Manche, 11 janvier 1919.

PERSONNEL

G. Gaulard dirige, d’une main de fer, la cuisine de l’hôpital 120  avec son épouse Rosalie. Prenant sa mission à cœur, la presse locale n’hésite pas à critiquer son autorité et son humeur envers les soldats en convalescence en retard pour le déjeuner…

M & Mme GAULARD

M & Mme GAULARD

Ducey 1916-10-27 Avranchin Hopital 120

L’Avranchin, 27 octobre 1916.

Ducey 1918-04-06 Avranchin Hopital 120 Ambiance 1

L’Avranchin, 6 avril 1918.

Les blessés de l’hôpital 120

De nombreux blessés bénéficient des soins dans cet hôpital auxiliaire, entre septembre 1914 et janvier 1919 année de sa fermeture.

Une liste des blessés paraît dès le 19 septembre 1914 dans Le Nouvelliste :

35ème d’Infanterie :

  • Paul CHENEY

42ème d’Infanterie :

  • Paul ANDRE ( Sergent)
  • Ernest MARLIN ( Caporal)
  • Edouard ANDRE
  • Hippolyte BARBEROI
  • Louis DELLA VIA
  • Paul DURUPT
  • Jean FADERNE
  • Etienne FAURIE
  • Georges FERCIOT
  • Jean – Pierre GAUTHIER
  • Charles GRISEY
  • Henri-Gabriel LACHIZE
  • Marcel MOUGENOT
  • Antoine STINZELLE
  • Alfred THRIVAUDEY
  • Hippolyte TISSERAND
  • Lucien VEJUX
  • Titus ZELLIOX

60ème d’Infanterie

  • DURAND de GEVIGNEY ( Sergent)
  • Georges CHAUVIN
  • Stéphane GRESSET
  • Louis JAVEY
  • Louis PAJOT
  • Léon PATIN

216ème d’Infanterie

  • Denys PEAN ( Sergent)
  • Laurent PEYRAT (Caporal)
  • Claude BRESSON
  • Antoine BRIMON
  • François DROUILLET
  • Pierre FAURE
  • Antoine FENEY
  • Jean GAUTHIER
  • Jacques MORTIER
  • Siméon PERROT
  • Joseph PILON
  • Antoine RAUCHON
  • Joseph SAUVIGNY

231ème d’Infanterie

  • Jules BARADUC

238ème d’Infanterie

  • Annet LEOTY

246ème d’Infanterie

  • Victor BERTHELIN
  • Emile HEBERT
  • Pierre RANCHOUX

282ème d’Infanterie

  • Achille ARRAULT
  • Lazare GUERIN

292ème d’Infanterie

  • Jules BERTRAND
  • Etienne CHARTAGNAC

294ème d’Infanterie

  • Fernand ROGER

298ème d’Infanterie

  • Sous – Lieutenant GIGNOUX
  • Adrien AIRAUDIER ( Caporal)
  • Gaspard BABIN
  • Alfred BONNEJEAN

305ème d’Infanterie

  • François BONTEMPS

321ème  d’Infanterie

  • Auguste BROSSET

352ème d’Infanterie

  • Désiré MAIRE
  • Albert MOREL
  • Charles LECLERC

355ème d’Infanterie

  • Ernest FERRON

45ème Chasseurs à pied

  • Jules DUBOIS
  • François NEOLON

55ème Chasseurs à pied

  • Emile PICHON ( Caporal )
  • Antoine BERTHELOT
  • Elie JOSEIN
  • Alphonse MAISONNEUVE
  • Jules PAUR
  • Charles PERNOD

47ème Chasseurs Alpins

  • Marius NOERO
  • Alexandre PASCAL
  • Antoine RAPON
  • Jean ROUSSEL
  • Félix VIDAL

63ème Chasseurs Alpins

  • Jules CLAIS
  • Joseph LOGINO
  • Marius RAFTY

1er Tirailleurs Algériens

  • CHIBAN

36ème  d’Artillerie

  • Jean BONNET
Ambulance Ducey 1914
Poilus
Hopital 120
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D’autres blessés se succèdent au fil des ans. L’adjudant chef GABRIEL du 154ème de ligne (hospitalisé pour blessure reçue à la bataille de la Marne), inscrit son fils Maurice à l’école de Ducey, le 14 novembre 1914.
Hopital 120 Ducey

Ambulance Saint-Marie de Ducey, décembre 1914, salle Saint-Pierre. Blessés français : Louis BOUTEILLER, Joseph GAYSAND, Joseph GAVARD, François LE DOUSSAL, Henri BACHELIER. Blessés belges : Louis SMAËL, Isidore DE PRIL, Auguste PAREIN, Jacques HARDOT, Pierre CHARLES. Infirmières : Mme Louis DURAND, Mme Auguste PIGEON.

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Les carnets du père aumônier Bernard Durand de Gevigney

Né en 1890, Bernard de Gevigney est sergent dans le 60ème Régiment d’Infanterie en 1914. Il va être blessé dès septembre 1914 et se retrouve en convalescence à l’hôpital 120 de Ducey. Il note dans ses carnets de nombreuses anecdotes relatives à son séjour à Ducey :

 » 9 septembre 1914. Après 50 heures de chemin de fer, nous arrivons à Ducey. Nous sommes extrêmement bien accueillis. Nous sommes installés dans l’Ecole Notre Dame, transformée en hôpital. On me donne une chambre particulière, où je suis très bien.
Je fais tout de suite connaissance avec le curé de Ducey, Mr Mette, et son vicaire, l’abbé Ledépensier qui sont venus nous accueillir.

10 septembre. Quand on apprend que je suis jésuite, cela m’attire beaucoup de sympathie. Le sous-préfet, tout le conseil municipal me serrent la main ».

Il évoque les histoires que se racontent les soldats entre eux. « Celui qui devient vite le plus populaire est un grand turco’ le Sidi ‘…. qui raconte qu’il a coupé ‘beaucoup cabèches allemands’…au moins en imagination ».

« Ducey est un très agréable village, où nous recevons le grand vent de l’Océan…ce qui me plait énormément. Je fais connaissance avec les enfants dont s’occupe l’abbé Ledépensier: Christian Caspar, Pierre Louis, Jacques…

11 septembre. Je peux assister à la messe de 6 heures. Beaucoup de gens viennent nous visiter (…).

12…13…Je peux aller à la messe tous les jours. J’occupe mes journées à lire et à apprendre un peu de latin aux gosses de l’abbé Ledépensier.

Dimanche 13, nous organisons une belle messe, à laquelle assistent presque tous les soldats blessés, y compris le turco. Les petits chanteurs de l’abbé Ledépensier, qui est un grand musicien, chantent à ravir, surtout Christian, qui a une voix délicieuse. Enormément de visiteurs des villages d’alentour en cette journée de dimanche.

15 septembre. L’hôpital  étant trop plein, car il est arrivé – depuis nous- d’autres convois de blessés, on demande aux habitants de recevoir chez eux, si possible, des blessés. Immédiatement, M. le curé demande à me recevoir. Me voilà donc installé – et parfaitement- à la cure. Je m’occupe surtout à faire la classe à la bande d’enfants de l’abbé Ledépensier.

16…et les jours suivants…dans le délices de Ducey, mais il me tarde de retourner au front « .

De retour au front, Bernard de Gevigney est blessé encore à deux reprises et laissé pour mort sur le champ de bataille. Prisonnier en Allemagne puis en Suisse, il est rapatrié en France en tant que grand blessé en juin 1917.

Plus tard, il devient missionnaire puis aumônier avant de rejoindre le Général Leclerc en juillet 1943. Le 6 août 1944, il repassera à Ducey, dans la 2ème Division Blindée du Général Leclerc ne pourra, à son grand regret, s’arrêter pour demander des nouvelles de ses amis de jadis.

Pour en savoir plus sur Bernard Durand de Gevigney :  http://rpdegevigney.canalblog.com
Un grand merci à M. Jean de Grivel Perrigny pour avoir permis de publier l’extrait des carnets de son oncle.

La correspondance des blessés
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Joseph FOURNOL, chasseur alpin au 11ème bataillon écrit de Ducey, aux infirmiers de son précédent hôpital.

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La vie à l’HôpitalCommunauté 1

La presse locale relate les activités qui se déroulent à l’hôpital 120 mais aussi à l’extérieur : soirées récréatives pour la population, conférences, cérémonies…

« Ducey, janvier 1915. – Nos troupiers s’amusent – Sous la présidence de M. FLEUR, maire et médecin en chef de I’EtabIissement et sous la direction de M. CASPAR, le pianiste distingué bien connu qui l’accompagnait, un groupe de blessés de l’hôpitaI militaire de Ducey offrait dimanche dernier (17 janvier) une soirée récréative à la population. Cette soirée, organisée au bénéfice de I’ambulance, a obtenu un succès complet.

Dans la première partie, M. FLANDRE et un chœur de blessés, chantèrent très correctement La Marseillaise, puis M. AUGE, un ténor à la voix chaude et perçante, nous détailla avec art des chansons patriotiques très applaudies. M. VANDERMALIERE, dans un genre identique, fit beaucoup plaisir. M. ALRIQUET comique, nous récita un monologue auvergnat qui obtint un gros succès de fou rire. Ensuite M. FLANDRE, plus haut nommé, récita avec autorité une poésie très émouvante de \/ictor HUGO. Cette première partie se termina par La Brabançonne, chantée par un chœur de Belges.

Venait ensuite une revue inédite en trois actes et un prologue, œuvre de M. FLANDRE, écrite spécialement pour cette soirée. En avant pour la Patrie ! tel en est le titre, obtint un succès très mérité. Cette pièce, éminemment d’actualité, retraçait la vie de nos troupiers dans les tranchées.

M. MARZAI, excellent comique, menait la danse avec un brio remarquable , M. AUGE, aussi bon comédien que parfait chanteur, M. ALRIQUET garde-champêtre hilare ; M. VAN HENDEN, un Belge sentant ce qu’iI dit , M. PERRIN, lieutenant énergique et M. FLANDRE dans ses scènes dramatiques… ».

Le Nouvelliste du 23 janvier 1915

Ducey 1915-08-28 L'Opinion Decorations Hopital 120 (1)

L’Opinion, 28 août 1915.

Ducey 1918-06-15 Nouvelliste  Conference d'Arnaville

Le Nouvelliste, 15 juin 1918.

Sa fermeture le dimanche 5 janvier 1919

Le 29 février 1918, le nombre de blessés accueillis à Ducey a considérablement baissé. Une carte postale envoyée par un nommé Clément à cette date témoigne de ce fait :

 » Ma chère Léonie,

Je suis toujours en bonne santé et j’espère que tu sois de même. J’ai à te dire que l’Hôpital où je suis ferme le 1er février à cause que cela ne vaut pas la peine, on est trop peu nombreux alors les quelques malades que nous restons, nous allons partir sur d’autres hôpitaux, divisés un peu partout et il y en a qui vont à Avranches, d’autres dans l’llle-et-Vilaine pas très loin, Rennes ; alors moi je me trouve du nombre de ceux qui vont du côté de Rennes, nous allons partir probablement jeudi 31 Janvier. Je t’assure que cela nous ennuie beaucoup tous de partir d’ici car nous serons jamais aussi bien que ici, surtout comme liberté et à tous les points de vue, pour la convalescence ici, j’étais à peu près sûr d’avoir un mois et peut-être l’auxiliaire et à savoir où j’irais si cela sera ainsi, enfin que peut-être il faut suivre la foule puisqu’il y a rien à faire. Enfin je t’assure que je suis bien contrarié en cela car je ne pensais pas à çà.

Je vais te dire au revoir, je te donnerais d’autres nouvelles à mon arrivée au nouvel Hôpital. Je t’embrasse bien tendrement ».

Cependant, le 31 mars suivant, un autre blessé écrit qu’il est toujours présent à l’hôpital de Ducey. L’Avranchin du 21 décembre 1918 relate le départ des poilus.

Ducey 1918-12-21 Avranchin Hopital 120

Il faut attendre le 5 janvier 1919 pour que la presse rapporte la cérémonie de fermeture de l’hôpital.

« Dimanche dernier 5 janvier, dans la grande salle de I’AmbuIance, s’est tenue, sous la présidence du Docteur FLEURY, une assemblée solennelle de tous les membres qui à un titre ou à un autre ont eu l’occasion, au cour de quatre années de guerre, de prouver leur sympathie à nos blessés. Les membres du comité, les médecins et infirmiers, les dames de la Croix-Rouge, les religieuses de la Sagesse, le personnel de la cuisine, tous assistaient – à cette réunion de clôture qui marquait le terme de tant de généreux travaux.

M. le Docteur FLEURY, au cours d’un rapport fort intéressant, interrompu d’applaudissements fréquents rendit hommage à tous et à chacun. Disons tout de suite qui n’oublia personne si ce n’est lui-même et Madame FLEURY dont tous ont pu apprécier le complet dévouement et le talent remarquable avec lesquels ils ont su mener a bien une tâche souvent difficile. En toute impartialité, il faut reconnaître que l’ambulance de Ducey fut une ambulance modèle. Les nombreux blessés qui s’y sont succédés sans interruption n’ont pas hésité à le reconnaître et à dire hautement leur reconnaissance. Soins empressés, nourriture parfaite, régime paternel et familial, tranquillité et calme dans une campagne souriante ; tout, on peut le dire, a favorisé leur guérison et adouci leurs souffrances. Fait remarquable : aucune défaillance ne s’est produite au cours de cette longue période. Chaque matin, les dames bénévoles se rendaient à leurs salles respectives, le docteur faisait la visite journalière et le personnel excellent chargé de préparer la nourriture des blessés reprenait sa lourde tâche.

Mme la présidente donnait l’exemple à tous, toujours alerte, empressée, d’humeur égale, veillant à tout et s’ingéniant à ce que toujours l’ordre régnât dans la maison et que de bons rapports unissent les divers services.

Grâce au dévouement de tous, l’ambulance de Ducey fut toujours l’une des plus prospères et des plus riches de la contrée. Dès son ouverture, une quête faite dans la commune de Ducey avait permis un régime presque luxueux. Par la suite grâce à une parfaite administration, on arriva à ce résultat splendide : réaliser des économies tout en donnant aux blessés un ordinaire très supérieur a ce que le plus grand nombre avaient trouvé ailleurs. Et c’est ainsi qu’au moment de la fermeture de I’AmbuIance une somme de quinze mille francs était en réserve dans la caisse de I’EtabIissement. Après entente avec le service de santé M. le Docteur FLEURY a pu obtenir que cette somme demeurât acquise à Ducey ; et ce n’est que justice puisque c’est le travail et la générosité des habitants de Ducey qui ont permis de réaliser d’aussi importantes économies.

Cet argent d’ailleurs sera bien employé : un service de première classe sera célébré dans l’Eglise de Ducey pour les enfants de la paroisse morts au champ d’honneur, une sépulture honorable sera donnée à ceux qui reposent dans le cimetière et enfin, un monument sera élevé à Ducey qui perpétuera le souvenir de ceux qui ont combattu pour la défense de la patrie. Ce sont là des idées excellentes et il convient de féliciter ans réserves M. le docteur FLEURY et son heureuse initiative« .

L’Opinion de la Manche, 11 janvier 1919.

L’Hôpital 120 et son monument aux morts

Le 14 mai 1919, une cérémonie a lieu en l’église de Ducey pour le repos de l’âme des soldats décédés à l’hôpital annexe 120 et pour le repos de l’âme de tous les enfants de Ducey, morts pour la France, et les soldats décédés à l’Hôpital annexe 120.

 Ducey Cimetiere Hopital 120

Le 3 août suivant, à l’occasion de la fête communale, le conseil municipal de Ducey, accompagné du conseil d’administration de l’hôpital auxiliaire 120, des dames de l’Union des Femmes de France et de la population, se rend au cimetière pour assister à la pose de la première pierre du monument commémoratif dédié aux cinq soldats décédés à l’hôpital de Ducey :

– Louis François FRANCHE originaire de l’Aisne, décédé le 17 novembre 1915 d’une méningite, soldat au 38ème Régiment d’Infanterie,

– Louis MARQUER, originaire de Saint-Senier-de-Beuvron, décédé le 25 septembre 1917, d’une maladie contractée au service, 106ème RAC,

– Fernand THUNCQ, originaire de la Somme, décédé le 7 mars 1918 d’une maladie pulmonaire contractée au service, soldat au 279ème Régiment d’Infanterie,

– Charles CHAMPIN du 252ème Régiment d’Infanterie, originaire du Calvados, décédé d’une maladie contractée au service, le 19 mai 1918,

– Pierre LOZACH, originaire du Finistère, décédé d’une maladie pulmonaire contractée au service, le 28 octobre 1918, soldat au 154ème Régiment d’Infanterie.

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La remise des diplômes et médailles aux infirmières

A partir du mois d’octobre 1919, des récompenses sont décernées aux dames infirmières de l’Union des Femmes de France de l’hôpital 120 de Ducey.

Un diplôme et un insigne spécial or sont attribués à : – Mmes FLEURY – BERTHELOT – GAULARD – FILLATRE – Melle CHUPIN Marie ( Soeur Saint Vincent) – BOULAND – PAMART Un insigne spécial en argent à : – Mmes DUPONT – MONNIER – RICHETTE – LEPRIEUR.

Un insigne spécial en bronze à : – Mmes CORDON – GOSSELIN- MAUVIEL – R. TIZON – PIGEON – MAHE et Melle CHESNAY.

L’Opinion de la Manche, samedi 18 octobre 1919

Médaille

Diplome Mme Monnier Ducey

Diplôme décerné à Mme Jules MONNIER, née GILBERT.

Ainsi, une page de l’histoire du bâtiment de l’ancien couvent de Ducey qui a servi d’hôpital aux blessés de la première guerre mondiale se tourne. Elle laisse la place à une autre page, celle de l’orphelinat Saint-Joseph. En cette même année 1919, les orphelins de cette même guerre s’installent dans ces locaux pour plusieurs années.

L’orphelinat fera probablement l’objet d’une prochaine publication sur le blog de l’Histothèque.

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Un commentaire pour L’Hôpital 120 de Ducey

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