AU XIX siècle, chemins et routes dans le canton de Ducey

Ch_&_r_dilig (FILEminimizer)

1. Présentation des chemins et routes

1 Amélioration des chemins, souci majeur du Conseil Général

En novembre 1815, lors d’une tournée dans la Manche effectuée par le préfet, son secrétaire, G. Ballin, note dans son journal :
« Enfin nous touchions au terme de notre tournée, nous n’avions plus qu’un chef-lieu à visiter (Mortain) : malheureusement on nous annonce que le chemin est impraticable pour les voitures (ils partent du Mont-Saint-Michel), il faut donc faire sept lieues à cheval, c’était une rude épreuve pour moi, cependant j’arrivai bien moulu une heure après les autres, ma peau était un peu usée, mais je la raccommodai avec un bout de chandelle et je m’empressai d’aller me coucher » (¹)
C’est dire l’état déplorable de certains axes et le besoin d’y rémédier !
Lors de la séance de 1837 du Conseil Général de la Manche (²), le rapport concernant l’agriculture souligne l’importance des engrais :
« L’amélioration des chemins a fait disparaître tous les chevaux qui venaient à somme(³) chercher du sable à Cherbourg ou sur les autres points de la côte parce qu’on a pu y substituer de petites voitures à un cheval, qui portent à peu près le triple. Plus les chemins s’amélioreront et plus les produits de l’agriculture augmenteront ».

Le sable ou tangue est, avec le varech utilisait comme engrais et permet d’accroitre le rendement des cultures.
Ce constat est repris en 1848 par le Préfet : « Le plus puissant élément de prospérité pour l’agriculture est l’amélioration des voies vicinales ».
Les voies de communication prennent, en ce siécle de développement économique, une importance majeure aussi bien pour les départements industriels que pour les départements agricoles comme la Manche.
De nouveaux chemins sont créés, des améliorations conséquentes sont apportées aux chemins existants.
Mais ce transport si utile pour l’agriculture, n’est pas sans conséquence sur l’état des chemins et routes. En 1839, le Préfet de la Manche, constatant des frais d’entretien routier supérieurs à d’autres régions, souligne que dans ce département, « il n’y a pas plus de gros roulages que dans les autres départements, mais les causes de destruction des routes sont moins puissantes et beaucoup plus continues que le gros roulage : c’est le transport des engrais de mer et de la chaux par des convois de voitures parcourant les routes une grande partie de l’année. »

L’Annuaire de la Manche, édité à partir de 1829, relate ces préoccupations : l’amélioration de l’agriculture d’un côté et l’amélioration des chemins et routes de l’autre.
L’Annuaire retrace également l’état d’avancement et d’extension du réseau routier, avec les coûts engendrés , à la charge du département.

carte_avranchin_1720_V1 (FILEminimizer)
Outre l’utilisation par le transport local, le canton de Ducey, situé à la limite de deux régions et en bordure de la baie, est traversé par plusieurs axes routiers importants :

• La route royale (ou impériale suivant l’époque) N° 176 de Caen à Lamballe via Pontaubault
• La route départementale N° 21 Alençon – St Malo,via Ducey.
• La route départementale N° 15 d’Avranches à Fougères

En plus de ces axes, comme le reste du département, le canton est sillonné par les chemins, soit de grandes communications, soit vicinaux, soit par les chemins ruraux.

Durant cette période se développe une demande de communications plus rapides et plus aisées. C’est l’apparition de multiples projets : chemins de fer à vapeur, chemins de fer à chevaux, voies navigables, canaux…tendant à concurrencer les routes et à ralentir leur développement, les budgets n’étant pas extensibles.
Le trafic routier de plus en plus important et le coût de l’entretien engendré par la détérioration due aux chargements transportés poussent à règlementer la circulation des voitures. L’ancêtre de notre code de la route s’étoffe, c’est la Police du Roulage. L’administration chargée de l’entretien se structure : agents voyers, cantonniers, caisses de retraite de ces employés …


¹ ) Ref : "Nedelequerie 54-94", p 53, récit de G.Ballin.
² ) Rapport paru dans l'Annuaire de la Manche, édition 1837
³ ) Cheval de somme, cheval qui porte les fardeaux

2. La Route Royale 176

Caen à Lamballe et à Brest, via Villedieu, Avranches, Pontaubault, Pontorson. ( Nationale 175 dans le contournement d’Avranches)

Au  cours de la deuxième partie du XVIIIe siècle un projet de tracé de la route royale 176 voit le jour.
Ce projet et une partie de sa réalisation sont regroupés dans un ensemble de cartes faisant partie de l’atlas « Trudaine »(¹) ;
Il prévoyait un tracé à mi-chemin entre le bourg de Précey et le hameau du mée Godefroy (à peu près à l’emplacement de la ligne de chemin de fer actuelle)
Mais sa réalisation, de Pontaubault à Pontorson fera passer la route dans Précey.

Ch_&_r_trudaine

Toutes les routes royales du département (N° 13, N° 176, N° 173 de Granville à Avranches, N° 177 de Caen à Redon par Vire Sourdeval, St Hilaire-du-Harcouet,…) ont été toutes ou presque toutes ouvertes de 1770 à 1792, avec un luxe et une régularité remarquable (longues lignes droites), mais avec une inclinaison pouvant aller jusqu’à 10%. Cette inclinaison est, dès 1846, ramenée à 8% maximum(²)..
En 1846, la route royale 176, longue de 45,686 km dans la Manche, est constituée de 1,491 km en pavés et 44,195 km en empierrement.
Au printemps 1847, paraissent dans le « Journal de l’Avranchin » deux avis émanant de la sous -préfecture d’Avranches. Ils informent, que suite aux projets de rectification des alignements de la route royale 176 dans les traversées de communes, les plans sont exposés en mairies. Précey est concerné.

Ch_&_r_alignement_Precey_2Ch_&_r_alignement_Precey_1

En 1850, changement de régime politique, proclamation de la IIème République, la route est dénommée Route Nationale 176.
Sous le second Empire, avec Napoléon III, elle devient Route Impériale 176.


¹ ) Les atlas dits « de Trudaine » furent élaborés au XVIIIe siècle, à l’instigation de l’intendant puis directeur des Ponts et Chaussées1 qui leur laissa son nom, assisté de Perronet2. Le but était de dresser une carte générale des routes royales de France, par généralités, en faisant figurer non seulement celles qui existaient déjà, mais aussi les chaussées à construire, en tenant compte des différents tracés proposés.
² ) Annuaire Manche ref ed 1845 p 36

État des travaux en 1850.
Le Conseil Général a demandé lors de la session de 1848, la rectification continue entre l’église de Pontaubault et le bas du lacet (de ce qui deviendra le V). En 1850, l’Ingénieur lui présente donc les pièces nécessaires pour examiner la question. Ce chef de service souhaite incorporer à la route divers immeubles déjà expropriés. Ainsi l’amélioration de la route pourra être complétée par écrêtement jusqu’au bas du lacet.
Mais le tracé rectiligne n’est pas retenu, vu son coût.

Ch_&_r_alignement_Pontaubault

Des mesures sont prises pour que les puits dangereux, encore existant à Pontaubault et Précey, soient comblés.
Cette même année 1850, une circulaire ministérielle invite à effectuer des plantations sur le bord des routes nationales de plus de 10 mètres de large. La route nationale N° 176, ayant 12 mètres de largeur est concernée par ce projet.
De plus, des trottoirs seront réalisés dans les traversées des bourgs et villes. En campagne, le curage des fossés doit être répandu sur les bords afin de constituer un fond qui tiendra lieu de trottoirs pour piétons.

3. Routes départementales

La loi du 10 mai 1838 soumet aux votes des Conseils Généraux de département tous les comptes et dépenses du service des routes départementales dont le décret du 16 décembre 1811 (article 24) a confié les travaux aux Ingénieurs des ponts-et-chaussées, avec prescription de les projeter et les exécuter dans les formes et les règles suivies pour les routes nationales. (ref AM 1851 p 535, Rappel de la gestion des routes départementales )

1. Route départementale n° 21 d’Alençon à Saint Malo
(ancienne N 176, actuelle D 976)

Longue de 44,425 km dans la Manche, elle commence à la limite de l’Orne vers Domfront, passe par Le Teilleul, St Symphorien, St Hilaire, Virey, Ducey et aboutit au coude prononcé de la Route Royale N° 176 à Pontaubault. Puis de Dol, elle prend la route Royale N° 155 vers St Malo.
Dans la traversée de la Manche, c’est une nouvelle route.

1er août 1837 : état d’avancement des travaux de création

Ch_&_r_RD_21_avanc

Ch_&_r_RD_21_avanc_plan

Du 26 novembre 1837, dans le « Journal d’Avranches », la création du V:

ROUTE DÉPARTEMENTALE de Ducey à la côte du Pontaubault :

« Le dernier avant-projet présenté par les ingénieurs pour la route départementale à ouvrir entre Ducey et la route royale d’Avranches à Pontorson, vient de recevoir, il y a peu de jours, l’approbation de M. le Directeur général des ponts-et- chaussées.
En 1836, après une étude approfondie du terrain, il avait été reconnu que, pour ne pas dépasser l’inclinaison de 0, 035 par mètre (3,5%), il fallait faire aboutir la route au bas de la côte du Pontaubault. Un projet complet avait été rédigé dans cette hypothèse, et il allait être expédié, lorsque de vives réclamations s’élevèrent pour demander le changement du point d’arrivée de la route départementale, et sa fixation au sommet de la côte du Pontaubault, point connu dans le pays sous le nom de Carrefour de la Lande des Quatre Vents. Le conseil général du département, alors en session, s’étant prononcé en faveur des réclamants, une nouvelle étude fut ordonnée.
On vérifia d’abord que, pour aboutir au Carrefour de la Lande des Quatre Vents, il fallait dépasser l’inclinaison de 0,035, et faire des rampes de 0,040 par mètre ; mais l’ingénieur eut l’idée de donner au tracé la forme d’un Y, font le jambage inférieur très allongé, partirait de Ducey, et dont les deux petites branches, formant un V, aboutiraient, l’une au haut, et l’autre au bas de la côte du Pontaubault. Cette nouvelle combinaison à laquelle personne n’avait encore songé était de nature à concilier toutes les opinions, et à faire accorder une tolérance sur la limite maximum d’inclinaison : aussi fut-elle appuyée par le conseil général du département dans sa session de 1837, et vient-elle d’être approuvée par M. le directeur général des ponts-et-chaussées.
Rien ne s’oppose plus maintenant à la rédaction du projet de détail qui servira de base à l’adjudication , et travaux pourront sans doute être commencés dans le courant de la campagne prochaine »

Du 10 juin 1838, dans le « Journal d’Avranches » :
Trois entreprises pour construction de routes départementales ont été adjugées, le 1 er ce mois, au Sieur Jourdin, architecte à Fougères et entrepreneur de la route départementale N°11, entre Villedieu et Brécey.
L’une de ces parties de route est située dans notre arrondissement ; c’est celle en forme d’Y, qui doit relier Ducey avec le haut et le bas de la côte de Pontaubault, et qui appartient à la route départementale N° 21, d’Alençon à Saint-Malo.

Les travaux ne vont pas sans accident grave. Le Journal d’Avranches, en date du 30 septembre 1838 relate un éboulement considérable de terre, un ouvrier est blessé : « ce malheureux a eu les jambes rompues ; et sans les soins empressés que lui prodigua sur le champ le respectable curé de Poilley, il aurait probablement succombé. Son état inspire encore les plus vives inquiétudes. »

En 1839, la route départementale N° 21:

  • Est exécutée de la limite du département à St Hilaire sur : 24,809 km.
  • Est en lacune de St-Hilaire à Ducey sur : 15 km
  • Est en cours d’exécution entre la Sélune et la route royale N° 176 (Route de Caen à Lamballe) sur : 4,700 km

Des difficultés d’indemnisation ont retardés les travaux sur cette dernière portion qui devraient être terminés en 1840.

2 adjudications sont lancées :

  • Pour la partie comprise entre la RD N° 11 et le carrefour des Cinq Tournées aux Biards.
  • Pour la partie entre les Cinq Tournées et le bourg de Ducey, y compris le nouveau pont à 3 arches à construire sur la Sélune à la sortie du bourg.

En 1844, une demande est effectuée par le Conseil général pour classer cette route en Route Royale, au motif qu’elle supporte un trafic important multi-régions. Elle est, à cette époque, la ligne la plus directe de Paris à Brest.

Ch_&_r_Pontaubault_le_VLe Conseil émet ce vœu tout particulièrement pour le tronçon de 1139 mètres de Pontaubault (en bleu sur la carte).
Étant aux normes de route royale sur cette portion, en particulier en ce qui concerne la pente, les usagers délaissent l’axe royale N° 176, plus incliné, pour ce tronçon départemental N° 21.

En 1845, cette partie, seule, par ordonnance royale du 13 juillet 1845 est classée Route Royale et intégré à la Route Royale N° 176.

Le V prend alors tout son sens !

Toujours en 1844, l’Annuaire de la Manche signale un relais de poste à chevaux tenu par Lechartier-Maisonneuve à Ducey. Il est chargé de conduire la malle de Paris à Brest sur le tronçon dont il a la concession. Ce maitre de poste a tenu l’auberge de Bretagne à Poilley, au Pavement et suite à des déboirs financier l’a mis en vente en 1841.
En 1846, n’ayant pas été entendu pour la totalité, le Conseil Général réitère sa demande pour la transformation de la départementale N° 21 en Route Royale. Mais le Ministère refuse au motif que la route n’est pas achevée.
Il est vrai qu’en 1846, le Préfet souligne qu’« une lieue entre Ducey et Pontaubault, à cause d’une espèce de débâcle pendant l’hiver, oblige à des dépenses supplémentaires énormes ».
En octobre 1846, devant des difficultés financières,Ch_&_r_dilig_Lechartier_vente
le maitre de poste Lechartier-Maisonneuve demande le transfert du relais établi à Ducey à Pontaubault, à la jonction de la route nationale N° 176 avec les routes départementales N° 15 et N° 21. Devant le refus des autorités, il doit remettre son brevet, repris aussitôt par les Maitres de Poste d’Avranches, Pontorson et St James.

En 1850,
– Nouveau refus de classement en route nationale. (ex appellation : « route royale »)
– Compte-rendu de l’état de la route départementale N° 21 par l’Administration :

La première partie entre la limite de l’Orne et la route départementale N° 11 (de Villedieu à Ernée) est passable mais boueuse en hiver. Elle ne deviendra bonne qu’après l’emploi, pendant plusieurs années des nouveaux matériaux de quartz et de grès.
La deuxième partie présente en général un aspect satisfaisant. Mais la chaussée est réduite sur plusieurs points à une épaisseur très faible et qui rend urgent l’achèvement du rechargement.

Voir également l’article La route dans la traversée de Ducey

2. Route départementale n° 15 d’Avranches à Fougères (actuelle D 998)

Ch_&_r_RD_15_trace_Juilley

En 1846, 14,569 km sont en empierrement. Venant d’Avranches, elle s’embranche sur la Route Royale N° 176 à Pontaubault, à 7,803 km d’Avranches et passe par St James vers Fougères.
(En orange sur la carte)

Dans le compte-rendu de 1850 de l’Administration, la route départementale est constatée en très mauvais état, du à une très importante fréquentation.

4. Les chemins vicinaux de grande communication et chemins vicinaux ordinaires

1. Nouvelle classification en 1838(¹) et définition

Ch_&_r_def_classification

En 1838, tous les chemins vicinaux du canton sont classés chemins vicinaux ordinaires et sont donc à la charge des communes.
En 1841, le préfet fait le bilan de la loi de 1836 concernant l’entretien des chemins vicinaux. Cette loi permet aux communes de participer à cet entretien de manière différente suivant leur possibilité financière :

  • pour les plus pauvres, prestation en nature. La commune s’engage à fournir hommes , chevaux et voitures pour participer aux travaux à hauteur de la prestation financière requise.
  • pour les autres communes, participation financière. Les travaux sont exécutés par des entreprises après adjudication.
    Le mixte est admis.

Le système de prestation en nature soulève quelques problèmes. Certaines communes peuvent fournir des hommes, d’autres des voitures, d’autres des chevaux. Le regroupement de l’ensemble pour l’exécution des travaux sur une période donnée est laborieuse.
Travaillant sur des portions où adjudication et prestation en nature se côtoient, la coordination des deux méthodes a des faiblesse et les travaux prennent du retard, au dépends des entreprises adjudicataires.
En 1840, suite à ce rapport, le préfet demande que le Conseil Général appuie l’abandon prestations en nature et que celles-ci ne soient que des exceptions.
En juillet 1854, Le Ministre de l’Intérieur adresse aux préfets un projet de plusieurs pages concernant un nouveau règlement des chemins vicinaux(²).
Dans ce projet, il est, entre bien autres choses, question des poteaux indicateurs. L’article 37 indique :
« des poteaux indicateurs seront placés à l’intersection des chemins vicinaux de grande communication , soit entre eux, soit avec les routes impériales ou départementales, lorsque ces points seront en dehors des lieux habités ».
L’article suivant impose le placement de tableaux indicateurs sur les murs des maisons à l’entrée et à la sortie des villes, bourgs et villages.

(¹)Rapport Conseil Général, Annuaire de la Manche 1838
(²)Annuaire de la Manche, édition 1855, pages informatiques 487 et suivantes

2. Chemins vicinaux : Entretien – Organisation – Cantonniers

Ch_&_r_nid_rou_poule
  • Entretien

En 1839, l’Administration impose aux Agents voyers (¹) « de ne s’écarter que le moins possible  » du tracé suivi par les chemins actuellement existants (²)  afin de réduire les coûts.

  • Contribution – entretien

Pour 1841, équivalence contribution nature – financière

Ch_&_r_equival_contri

Rouleau compresseur : en 1868, l’Agent voyer en Chef suggère au Préfet l’utilisation d’un rouleau compresseur pour le cylindrage des chemins à grande circulation et les chemins d’intérêt commun. Bien que coûteuse, cette opération devrait permettre une meilleure stabilité des couches d’empierrement, en diminuer l’épaisseur et donc diminuer les dépenses inévitables d’entretien. De plus, le roulage, pour le public en serait grandement facilité. En réponse, le Préfet souhaite tester l’idée avec un des rouleaux du service des ponts et chaussées.
Élagage : Bien que prescrit par le règlement de juin 1855, l’élagage des arbres et haies bordant les divers chemins vicinaux « ne reçoit qu’une exécution très incomplète particulièrement le long des chemins vicinaux ordinaires. « . Depuis 1839, l’initiative était laissée aux Maires qui, bien que convaincus de son utilité, négligent d’en ordonner la réalisation.

  • Organisation des cantonniers

En 1853, les besoins nécessitent l’augmentation du nombre des cantonniers stationnaires sur les chemins de grandes communications. Leur organisation est maintenant calquée sur celle des agents dans les ponts et chaussées. La limite d’âge, pour être recruter, a été abaissée de 45 à 35 ans afin d’avoir des hommes capables de bons et longs services.
Le préfet souhaite que ces hommes utiles aient une retraite pour l’époque où les infirmités les forceront à quitter leur travail, et ce grâce aux retenues exercées sur leur salaire et sans aucune charge pour le département.
Congé : en 1867, suite à une réforme de service, un mois de congé est accordé aux cantonniers ordinaires, sans rétribution, à l’époque des travaux de la moisson, avec en cours de création, une caisse de secours mutuel alimentée par des retenues sur salaire. Le but de cette réforme est d’attirer et maintenir dans leur emploi du personnel jeune.

(¹) Agent voyer : ancien nom des ingénieurs du service vicinal, proposés à la construction, l'entretien et à la police des chemins vicinaux
(²) Ref AM, 1839-184, p 578.

A suivre …

Publicités
Cet article, publié dans Routes, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s