Les disparus du canton de Ducey dans la bataille de Verdun

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Les sacrifiés
Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes,
C’est pas fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Verdun, au fort de Vaux
Qu’on a risqué sa peau.
Car nous sommes tous des condamnés,
Nous sommes les sacrifiés.
(version 1916)

 

Pendant la Grande Guerre, en 1916, devant l’impossibilité de rompre les fronts, les états-majors des armées s’orientent vers la guerre d’usure. Mais en février, l’offensive de l’artillerie allemande sur Verdun, d’une intensité jamais vue, oblige les soldats à sortir de leurs tranchées. L’objectif allemand est de saigner les troupes françaises, dans un rapport de pertes de un pour deux.
Les Français résistent. La bataille de Verdun se déroule dans des conditions apocalyptiques. Elle dure jusqu’au 15 décembre 1916 et marque le début de la guerre moderne d’anéantissement de l’adversaire.
À cette horreur, vient s’ajouter, début septembre, du côté français, la tragédie du tunnel de Tavannes (récit en fin d’article).

Sur le front français, 70 % des régiments combattront, par rotation, sur le champ de bataille de Verdun.
Cet enfer provoque la mort d’environ 700 000 soldats : 362 000 coté français et 337 000 coté allemand.

L’article, développé ci-après, présente les hommes du canton de Ducey qui ont trouvé la mort lors de cette bataille.
Ne souhaitant pas être restrictif dans le souvenir de ces disparus, nous avons essayé d’élargir la recherche à tous ceux qui sont nés ou qui ont vécu dans le canton.
Nous vous remercions de signaler les éventuels oublis ou erreurs que vous pourriez relever.

Se voulant plus qu’une énumération, cette liste laisse entrevoir une parcelle de leur vie avant le grand départ pour le front. Célibataires, mariés, jeunes, établis, tous, ils sont de condition modeste : cultivateurs ou employés.
Mais, ils ont tous ce même point commun : ils sont « Morts pour la France » !
Leur fiche militaire est souvent close par l’expression « Tué à l’ennemi » ou celle plus terrible « Disparu » avec son corollaire « sépulture : Ossuaire de … ».
Le plus jeune a 20 ans, le plus âgé 39 ans.

Durant la courte période du 1er au 4 juillet, le canton déplore 6 soldats tués au fort de Thiaumont. Le 4 juillet 1916, jour sombre, voit la disparition de 5 d’entre eux (dont 3 du 202e R.I.) de 4 communes limitrophes ( Marcilly, Les Chéris, Saint-Quentin, Ducey).

Le classement par le lieu du décès permet de juger de l’intensité des combats.

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Commercy (Meuse)

Auguste Jacques Marie PAINBLANC

Né le 27 mai 1882, aux Douets, commune de Vezins, il est le fils d’Auguste PAINBLANC et d’Adèle LEMASLE. Conscrit en 1902, il passe le conseil de révision à Ducey mais est ajourné pour faiblesse en 1903 et en 1904. Il est boulanger à Plestins-les-Grèves en Côtes d’Armor. Ses parents sont domiciliés à Courtils.
Il passe dans la réserve en 1906.
Classé dans le service armé en décembre 1914, il arrive au corps en janvier 1915, puis rejoint le 100e R.I. le 1er octobre 1915.
En juillet 1916, le 100e R.I. est à Belleray, près de Verdun, puis début août il est cantonné à Boncourt, Pont sur Meuse, etc.

Auguste Painblanc, Mort pour la France, est décédé à Commercy le 24 août à l’ambulance 205, suite à ses blessures de guerre. Il a 34 ans.
Il est inhumé dans la nécropole « Commercy », tombe 1564.
Il est transcrit et honoré à Courtils.

R.I. : régiment d'infanterie
Transcription : Report de l'acte de décès sur le registre d'état civil d'une commune.

Cumières-le-Mort-Homme (Meuse)

Raymond Ernest Émile MAZELINES

Né le 21 janvier 1891 au village Le Pignon, à Saint-Denis-le-Gast (50), il est le fils d’Eugène MAZELINES et de Marie CANU.
Il est serrurier et domicilié à Les Chéris (50) lorsqu’il passe le conseil de révision à Ducey.
Soldat de 2e classe, incorporé au 70e R.I. en juin 1915, il devient caporal le 27 juin 1915 et sergent le 28 septembre 1915.
Disparu le 14 mars 1916 au Mort-Homme (Meuse), il est déclaré tué à l’ennemi.
(Il n’y a pas de Journal de Marches et Opérations pour cette date concernant le 70e RI)

Sa sépulture est dans la nécropole « Bras-sur-Meuse », tombe 3929.
Il est transcrit et honoré à Les Chéris.

Douaumont (Meuse)

André Jules Eugène LE BOURGEOIS

Né le 10 mars 1891 à Ducey, il est le fils de Léonard LE BOURGEOIS, chef de gare à Ducey, et de Marie LECOUPFE.
Domicilié à Bretteville-l’Orgueilleuse (Calvados), manœuvre, il s’engage pour cinq ans le 27 mai 1909, en tant que soldat de 2e classe. Rengagé au 23e Colonial en 1911, il devient caporal au Maroc. Il reçoit la médaille commémorative agrafée « Maroc ».
Il fait la campagne contre l’Allemagne à partir du 2 août 1914. Il passe au 129e R.I. le 22 février 1916, et tombe le 10 avril 1916 au combat de Douaumont.
Il est honoré à Bretteville-l’Orgueilleuse (Calvados).

La journée du 10 avril au 129e  R.I.

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Pour lire la suite sur le site de Mémoire des Hommes :
 Journal de marches du 129e  du 10 avril 1916

Jean Marie ROBERT

Né 31 juillet 1895 à Crollon, il est le fils de Jean ROBERT et de Marie LEROY, domiciliés à Juilley. Il est typographe à Avranches.
Incorporé au 36e R.I. comme 2e classe, le 19 décembre 1914, il rejoint le 74e R.I. le 14 juin 1915.
Nommé caporal le 9 septembre 1915, il passe ensuite sergent le 9 octobre 1915.

Il est Mort pour la France au Fort de Douaumont le 22 mai 1916.
Transcrit le 18 août 1916 à Crollon, il est honoré par sa commune natale.
Son lieu de sépulture n’est pas connu.

Émile Marie Victor GILBERT

Né le 15 mai 1878 au Val-Saint-Père, il est le fils de Victor Jean Ambroise GILBERT et d’Anatolie BOUFFARD, domiciliés à Céaux. Cultivateur également à Céaux, il est incorporé le 15 novembre 1899 au 136e RI, comme soldat de 2e classe. Il est nommé clairon le 1er octobre 1900 et envoyé en disponibilité le 20 septembre 1902.
Il se marie le 29 avril 1913, à Bacilly, avec Maria GILBERT.
Lors de la campagne contre l’Allemagne, il part aux armées le 17 août 1914. Malade, il est évacué le 11 janvier 1915.
Il rejoint le 355e R.I. le 23 mars 1916.

Il est tué à l’ennemi, à Douaumont, le 25 mai 1916.
Il est transcrit et honoré à Céaux. Sa sépulture est à la nécropole de Douaumont.

René Jacques Pierre LEBRUN

Né le 28 juillet 1878, au village de la Brindossière, à Sainte-Eugienne (canton de Brécey), il est le fils de Pierre vAnastase LEBRUN et d’Adèle GUÉRIN. Il est valet de chambre, au moment de son incorporation au 136e R.I. comme 2e classe.
Il est réformé n°2 par la commission spéciale de réforme de Saint-Lô, le 12 décembre 1900 pour aliénation mentale (folie religieuse).
Il est reconnu apte au service armé le 12 décembre 1914 et appelé le 18 mars 1915.
Il passe au 1er Régiment d’Infanterie coloniale du Maroc le 6 avril 1916.

Il disparaît au fort de Douaumont le 25 octobre 1916.
Il est transcrit et honoré à Ducey. Sa sépulture est à l’ossuaire de Douaumont.

Dugny-sur-Meuse (Meuse)

Alphonse Louis René DESAINTJORES

Né le 22 avril 1890, au village de la Basse-Guette, au Val-Saint-Père, il est le fils d’Auguste DESAINTJORES, cultivateur, et de Marie JAMES.
Au moment du conseil de révision, Alphonse DESAINJORES est résidant à Saint-Quentin. Il est désigné comme soutien de famille par le conseil départemental de la Manche le 28 août 1911.
Incorporé au 2e R.I. le 10 octobre 1911, il est renvoyé dans ses foyers le 8 novembre 1913.
Il est rappelé à l’activité suite à la mobilisation générale le 3 août 1914.

Blessé, il est évacué du front et rentre au dépôt le 19 décembre 1914. Il est nommé caporal le 23 janvier 1915 et sergent le 19 avril 1915.
Il repart aux armées, au 132e R.I., 4e compagnie, le 21 avril 1915.
Il est cité le 10 novembre 1915 :

S’est fait remarquer par sa bravoure à l’attaque du 25 septembre – Le 13 octobre, a poussé une sape jusqu’à 10 mètres des Allemands. Y a établi un camouflage, a maintenu dans cette position, malgré un violent bombardement, les hommes de sa demi-section en faisant montre d’un puissant ascendant moral.

Blessé le 21 juin 1916, il est Mort pour la France le 24 juin 1916 à Dugny (Meuse).
Le 15 juillet 1916, la Croix de Guerre avec étoile vermeil lui est décernée avec citation :

Sous-officier d’un sang froid et d’une énergie remarquables. Au cours des journées du 18 au 2& juin 1916, a su maintenir sa demi-section sous un bombardement violent et continu – a été blessé grièvement le 21 juin 1916 .

Il est transcrit et honoré à Poilley. 

Esnes-en-Argonne (Meuse)

René Albert Guy GUITIER

Né le 12 Juin 1891 au bourg de Ducey, il est le fils d’Arsène GUITIER, débitant, et de Philomène HEUDE. Lors du conseil de révision, il est cultivateur, domicilié à Vezins.
Incorporé au 11e régiment d’artillerie de campagne, il est désigné comme soutien de famille par le conseil départemental de la Manche, le 29 août 1913.
Il passe dans la réserve de l’armée d’active le 1er octobre 1914, mais est maintenu dans le service auxiliaire par la direction du conseil de réforme de Versailles le 27 octobre 1914. 

Il est condamné à la peine de 5 ans de réclusion et à la dégradation militaire par jugement du 2e conseil de guerre de Paris, le 21 janvier 1915, pour « vol militaire ». Il s’engage, le 10 avril 1916, pour la durée de la guerre, en exécution des prescriptions d’une note ministérielle.
Il est alors incorporé au 3e B.M.I.L.A. (Bataillon de Marche d’Infanterie Légère d’Afrique) dès le 16 avril 1916.

Il est tué à la côte 304, le 19 mai 1916.
 » Mort pour la France », il est transcrit à Vezins, et est également honoré à Isigny-le-Buat.

Sa condamnation de 5 ans de réclusion est amnistiée le 3 janvier 1925 !

Extrait du journal de marche du 3e B.M.I.L.A., du 19 mai 1916

Rappel : « Les Joyeux » est le nom populaire des soldats incorporés aux bataillons d’Afrique (appelé Bat’ d’AF) ; ils sont uniquement recrutés, soit parmi les jeunes gens qui ont passé devant les tribunaux avant leur incorporation, soit parmi les soldats qui commettent des fautes graves contre la discipline.

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Jules Louis Paul VAUPRÉS

Né le 11 mai 1893 au Mesnil-Ozenne, il est le fils de Jules VAUPRÉS et de Louise LOQUÉ. Cultivateur, il est appelé aux armées le 27 novembre 1913, en tant que soldat de 2e classe.
Pour cause de « pieds plats très accentués », il est incorporé au 7e régiment d’artillerie le 21 février 1916 puis passe au 58e régiment d’artillerie le 15 avril 1916. Il est 2e canonnier conducteur.
Suite à des blessures de guerre, il meurt à l’ambulance 6/15 le 14 août 1916, à Esnes-en-Argonne.

Il est transcrit à Saint-Ovin et également honoré au Mesnil-Ozenne.

Fleury-devant-Douaumont (Meuse)

Victor Auguste François LECERF

Né le 8 octobre 1881 à Marcilly, au village du Pont-Modin, il est le fils de Victorine Rosalie LECERF, célibataire, cultivatrice à Marcilly.
Cultivateur au moment du conseil de révision, résidant à Saint-Ovin, il est ajourné pour cause de « faiblesse ».
Il habite successivement à Rouen, à Paris puis à Loctudy, dans le Finistère.
Classé dans le service actif par la commission de réforme de Quimper en novembre 1914, il est affecté au R.I. de Granville. Il part aux armées le 18 mai 1915, dans le 41e R.I.
Il est nommé caporal le 20 novembre 1915.

Il est tué à l’ennemi entre les 21 et 25 juin 1916 à Fleury.
Mort pour la France, il est transcrit à Loctudy et inscrit sur le Monument aux Morts de cette commune.

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Louis Eugène Victor BARBÉ

Né le 30 décembre 1895 à La Godefroy (Manche), il est le fils de Victor BARBÉ et de Marie Louise NICOLAS.
Cultivateur, résidant au Mesnil-Ozenne (Manche), il est incorporé, le 19 septembre 1915, comme soldat de 2e classe.
Il rejoint le 41e R.I. le 19 mai 1916. Il est tué à l’ennemi entre le 26 et le 30 juin 1916 à Fleury, près de Verdun.
La croix de guerre avec étoile de bronze lui est décernée.

Il est transcrit et honoré au Mesnil-Ozenne.

Heilbronn (Allemagne)

Jean-Baptiste Victor Auguste LEBOCEY

Né le 14 mars 1881 à Marcilly, au village de la Tessonière, il est le fils de Jean-Baptiste LEBOCEY et de Augustine GRELLÉ.
Cultivateur, résidant à Tirepied, il fait son service militaire, à partir du 15 novembre 1902, au 136e R.I. comme soldat conducteur. Il est renvoyé en disponibilité le 23 septembre 1905.
Il se marie à Saint-Quentin-sur-le-Homme, le 8 novembre 1909, avec Marie COHIER.

Il est rappelé à l’activité le 12 août 1914 et passe, le 15 juin 1915, au 41e R.I.. Il est évacué, le 23 septembre 1915, pour cause de maladie.
Il repart aux armées le 8 mai 1916, au 154e R.I.

Il est porté disparu à Chattancourt, le 29 mai 1916, mais est, en réalité prisonnier à Heilbronn, en Allemagne.
Il décède le 12 septembre 1916 au Lazaret III.

Il est transcrit à Marcilly où il est honoré.

Les Souhesmes (Meuse) 

Victor François Irénée Arsène BAMEULE

Né le 28 Juin 1889 au bourg de Courtils, il est le fils de François BAMEULE et de Virginie CHAUVOIS.
Cultivateur, résidant à Courtils, il est incorporé au 136e R.I. le 30 octobre 1910, comme soldat de 2e classe. Il est nommé caporal le 9 avril 1911 et envoyé en disponibilité le 25 septembre 1912.

Suite à la mobilisation générale, il est rappelé à l’activité et arrive au corps le 3 août 1914.
Par mesure disciplinaire, il est remis soldat de 2 e classe, le 1er juillet 1915 et affecté, le 18 juillet 1915, au 25 e R.I. Il rejoint le 70e R.I. le 30 décembre 1915.
Blessé devant Verdun, plaie pénétrante région frontale et épaule gauche, il décède à l’ambulance 12/20 de Soulesmes le 29 août 1916.

Il est transcrit et honoré à Courtils.

Thiaumont (Fleury-devant-Douaumont, Meuse) 

L’ouvrage de Thiaumont 

Situé sur la rive droite de la Meuse, entre l’ouvrage de Froideterre et le fort de Douaumont, l’ouvrage de Thiaumont s’inscrit dans le système de ceinture fortifiée Séré de Rivières (du nom de son concepteur, Séré de Rivières). Ouvrage d’infanterie de liaison, il renforce la défense entre Froideterre et Douaumont.

Désarmé en fin d’année 1915 afin d’envoyer l’artillerie et les munitions au front, il est l’objet de violents affrontements entre les soldats français et allemands pendant la bataille. Dès février 1916, il est bombardé par une pluie d’obus qui l’endommagent fortement. Il sert ensuite d’abri aux troupes qui se battent dans le secteur.

Bombardé une nouvelle fois en juin 1916, l’ouvrage est pris par les Allemands. Repris puis perdu à nouveau au cours de l’été, il reste entre les mains ennemies jusqu’au 24 octobre, date de reprise du secteur par les Français.

Presque entièrement détruit, il reste aujourd’hui peu de traces de cet ouvrage.

Accessibles en libre accès, les ruines, dont la cloche brisée et les casemates écrasées, sont visibles dans le paysage marqué de trous d’obus. (réf : Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, www.centenaire.org )

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Paul Marie François ROBERT

Né le 7 septembre 1894 à Saint-Loup, il est le fils de Marie Louise ROBERT.
Au moment du conseil de révision, il est domestique à Saint-Quentin-sur-le-Homme. Il est ajourné pour faiblesse et rhumatismes articulaires.
Il est incorporé, le 19 décembre 1914, comme soldat de 2e classe, et passe au 74e R.I. le 12 juin 1915.

Il disparaît à Thiaumont le 23 mai 1916.
Ses restes reposent à l’ossuaire de Douaumont.
Transcrit à Saint-Quentin, il y est également honoré.

Eugène Armand DESGRANGES

Né le 11 août 1886 au Mesnil-Ozenne, village des Ponts , il est le fils de Pierre DESGRANGES et de Pauline FONTAINE.
Cultivateur, il est appelé pour le service militaire au 136e R.I., le 6 octobre 1908. Il regagne ses foyers le 29 septembre 1910.
Il est condamné le 15 mai 1912, par le tribunal d’Avranches à six mois de prison pour violences, voies de faits et chasse en temps prohibé.
Il se marie le 4 novembre 1913, à Saint-Ovin, avec Ernestine JOUVIEN.
Domicilié au Petit-Celland (Manche), il est rappelé à l’activité le 4 août 1914, suite à la mobilisation générale.

Il passe au 3e Bataillon de chasseurs à pied le 3 septembre 1915.
Sa fiche militaire indique qu’il disparaît le 23 juin 1916 à Chaumont, présumé prisonnier.
Mais, suivant le jugement déclaratif de décès du Tribunal Civil d’Avranches, en date du 10 juin 1920, affecté au 121e Bataillon de Chasseurs à Pied, il disparaît au combat le 23 juin 1916, à Thiaumont.

Ses restes reposent à l’ossuaire de Douaumont.
Il est transcrit et honoré au Petit-Celland.

François Eugène Jean Auguste LEMARCHAND

Né le 5 mars 1895 à Juilley, il est le fils de François LEMARCHAND et de Virginie GAZENGEL.
Cultivateur à Juilley, il est incorporé le 19 décembre 1914 au 25e R.I. Il passe au 47e R.I. Puis, le 5 octobre 1915, au 248e R.I..

Il est tué à l’ennemi, au combat de Thiaumont le 1er juillet 1916.
Ses restes reposent à l’ossuaire de Douaumont.

Il est transcrit à Juilley où il est honoré

Olivier Roland Jean Baptiste LE CRAFFER

Né le 22 novembre 1878 au bourg de Ducey, il est le fils de Roland LE CRAFFER, charpentier, et de Marie Josèphe LEGOAS.
Domestique, il fait son service militaire du 15 novembre 1899 au 20 septembre 1902. Il y est nommé caporal.
En 1908, il est débitant à Granville, 9 rue Saint-Jean.

Suite à la mobilisation générale, il est rappelé à l’activité, le 3 août 1914, et est affecté, d’après sa fiche militaire, au 79e Régiment Général d’Infanterie (l’affectation au 202e R.I. est rayée).
Il est nommé sergent le 26 février 1915, mais est remis soldat de 2e classe le 8 août 1915.

Il est tué à l’ennemi le 4 ou 5 juillet 1916, devant Verdun, à l’ouvrage de Thiaumont.
Ses restes reposent à Fleury-Devant-Douaumont (Meuse), à la nécropole Douaumont, tombe 1876.

Il est transcrit et honoré à Granville.

Paul Charles Victor BARBÉ

Né le 7 juin 1885 au village de Saint-Ermel, à La Boulouze, il est le fils de Charles BARBÉ et de Marie Joséphine TROCHON.
Cultivateur à Marcilly, il fait son service militaire du 8 octobre 1906 au 28 septembre 1908.
Il se marie le 7 novembre 1911, à la Godefroy (Manche) avec Marie BRAULT.

Il est rappelé suite à la mobilisation générale le 4 août 1914.
Affecté au 202e R.I., il disparaît le 4 juillet 1916 devant Thiaumont. Sa fiche militaire indique : » présumé prisonnier ».

Il est transcrit et honoré à Marcilly.

François Ernest Louis ROUPNEL

Né le 6 septembre 1884 au village de Bardet, à Les Chéris, il est le fils de François ROUPNEL et de Sidonie TROCHON.
Cultivateur à Les Chéris, il accomplit son service militaire du 9 octobre 1905 au 28 septembre 1907.

Rappelé suite à la mobilisation générale, le 4 août 1914, il est affecté au 336e R.I. Il passe au 202e R.I. le 10 juin 1916.

Il est tué à l’ennemi devant Verdun, à Thiaumont, le 4 juillet 1916.
La croix de guerre avec étoile de bronze lui est décernée avec citation :

Soldat d’une bravoure et d’un dévouement remarquables, est tombé glorieusement le 4 juillet 1916 en ripostant à une contre-attaque.

Il est transcrit et honoré à Les Chéris.

Marcel Alexis Joseph LALANDE

Né le 10 septembre 1882 à Saint-Quentin-sur-le-Homme, il est le fils de Pierre LALANDE et de Pauline LELANDAIS. (Bien lire Marcel Alexis Joseph, réf état civil).
Valet de chambre à Saint-Père-sur-Mer, il fait son service militaire du 8 octobre 1905 au 18 septembre 1906.
Il est ensuite garçon d’hôtel à Paris où il se marie le 10 mai 1913 avec Virginie CHANUDET (Paris IXe)

Rappelé à l’activité, suite à la mobilisation générale, il part aux armées le 18 septembre 1914, au 202e R.I. Il est caporal le 17 octobre 1914, mais est cassé de son grade et remis soldat de 2e classe le 10 avril 1915.
Blessé le 4 juillet 1916( sa fiche indique : aucun autre détail), il disparaît le même jour à Verdun, Thiaumont.

Citation du 15 juillet 1916 :

Soldat d’une bravoure remarquable. A été blessé au cours d’une contre-attaque le 4 juillet 1915 (?, lire plutôt 1916) en arrivant sur les positions ennemies où il avait entraîné ses camarades.

Il est transcrit à Paris.

François Victor Jean Aubin PELCHAT

Né le 1er mars 1884 au village de Lapenty, à Poilley, il est le fils de Jean-Baptiste PELCHAT, maçon, et d’Adelaïde JOUBAULT. Il est cultivateur à Poilley.
Il est incorporé dans l’armée active au 25e R.I. du 7 octobre 1907 au 11 juillet 1908.

Rappelé à l’activité suite à la mobilisation générale, il part aux armées le 10 août 1914.
Affecté au 225e R.I., il disparaît le 4 juillet 1916 à Thiaumont.

Inhumé d’abord à Thiaumont, ses restes sont transférés, ensuite, à la nécropole de l’Écluse à Bras-sur-Meuse, tombe 1727.
Transcrit à Poilley, il est honoré dans cette commune.

La bataille du 4 juillet à l’ouvrage de Thiaumont 

L’ennemi souhaite renforcer ses lignes, sur Thiaumont, en tentant d’encercler l’ouvrage où est positionné le 202e R.I.
Voyant déboucher les Allemands de l’ouvrage de Thiaumont, le 202e R.I. part à la charge le long de la route de Thiaumont et parvient à les faire reculer et les maintenir devant l’ouvrage.

A la tombée du jour, le 202e R.I. ne compte plus qu’une centaine d’hommes valides. Les alentours de l’ouvrage de Thiaumont sont un véritable charnier.

Extrait du Journal de Marches et Opérations du 202e R.I., en date du 4 juillet 1916

… La pluie ne cesse de tomber, le bombardement ennemi est intermittent. Les défenseurs occupent des trous d’obus que la pluie transforment en mares.
La liaison par coureurs est établie (entre les unités et le commandement)

À 3 heures, l’ennemi venant de l’Est attaque sur les ? Bataillons, violent bombardement de nos positions. Le colonel Wacquez ordonne la contre attaque immédiate. Il dirige personnellement la contre attaque. Notre contre attaque réussit. Elle bouscule les allemands à qui nos ? font subir de grosses pertes. Le colonel Wacquez, grièvement blessé, passe le commandement au commandant Rapillart, …, ce dernier fait pousser une contre attaque contre l’ennemi venant du Nord-Est.
Nous progressons de 75 mètres en profondeur sur 300 mètres de large.
Nos éléments se maintiennent malgré le tir toujours violent de l’artillerie ennemie.

… Le manque de munition se fait sentir, des grenades éparses sont ramassées ou vidées des cartouchières des morts et des blessés.

La pluie diluvienne continue d’enliser les défenseurs.

Vers 11 heures 30, 4 sections viennent renforcer nos lignes.
Une accalmie se produit jusqu’à midi, un bombardement intense venant du Mort-Homme, couvre nos positions. Il dure jusqu’à 15 heures. Beaucoup de nos défenseurs sont pulvérisés, mais personne ne bronche.

À 17 heures, un avion survole nos lignes, elle lui est indiquée par feux Ruggeri.(Nota : fusées permettant de signaler une position, modèle RUGGIERI)
L’ennemi essaie de s’infiltrer, le colonel Wacquez, mourant, donne l’ordre de tenir jusqu’à la mort. Les papiers et cartes intéressant le secteur sont brûlés.
L’artillerie française fait rage, l’artillerie allemande tire sur les siens, nos soldats poussant de l’avant reprennent les positions occupées le mati. Notre ligne est rétablie…

Vers la suite du JMO, (Mémoire des Hommes)

Vaux-devant-Damloup (Meuse)

Victor Charles NOËL

Né le 8 novembre 1888 au village de Launay, au Mesnil-Ozenne, il est le fils de Victor NOËL et de Véronique LAPORTE.
Cultivateur, il est appelé pour son service militaire du 30 octobre 1910 au 12 septembre 1912.
Suite à la mobilisation générale, il est rappelé le 3 août 1914 et affecté au 136e R.I.
Il est nommé caporal le 8 octobre 1914, puis sergent le 2 juin 1915.
Il passe au 24e R.I. le 22 avril 1916. Il est blessé par un éclat d’obus au tibia.

Il est porté disparu le 1er juin 1916 à Vaux-devant-Damloup.
Il est transcrit et honoré au Mesnil-Ozenne.

Paul Marie François JUIN

Né le 10 mars 1889, au village de la Barberie, à Saint-Quentin-sur-le-Homme, il est le fils de Paul JUIN et d’Aimée ORVIN.
Il est réformé par la commission de Rennes pour « pieds plats fort prononcés et débilité mentale ».
Reconnu apte par le conseil de révision de la Manche, le 7 décembre 1914, il est incorporé le 23 février 1915, au 1er R.I. Coloniale.

Blessé par balle à Souains, il est évacué le 27 septembre 1915.
Il repart aux armées le 4 février 1916.

Il est porté disparu le 8 juin 1916, au sud du fort de Vaux.
Il est transcrit et honoré à Ducey.

François Noël DOMIN

Né le 17 avril 1883 à Servon, au village des Bois-Jardins, il est le fils d’Antoine DOMIN et de Marie-Louise HULIN.
Domestique au moment du conseil de révision, il est ajourné pour cause de faiblesse.
Classé dans le service armé par la commission de réforme le 18 novembre 1914, il est affecté au 132e R.I.

Il est tué à l’ennemi devant Verdun, dans la région de Vaux, le 19 juin 1916.
Ses restes reposent dans la nécropole de Douaumont, tombe 9591.

Il est transcrit à Crollon et est inscrit sur la plaque commémorative de Précey.

Verdun (Meuse)

Victor François Marie Félix LEMOULAND

Né le 21 février 1881 à Poilley, au village de la Tréboisnelière, il est le fils de Louis LEMOULAND et de Louise LÉPINE.
Il est exempté, lors du conseil de révision, pour hernie volumineuse. Il est domestique en 1902.
Il se marie le 14 mai 1904, à Trouville/Mer (Calvados), avec Marie PHILIPPE.

Reconnu apte au service par le conseil de révision du Calvados, le 14 décembre 1914, il est appelé sous les drapeaux le 26 février 1915. Il passe du 161e R.I. au 47e R.I. puis le 12 avril 1916, au 94e R.I. (suivant sa fiche militaire).

Il est tué à l’ennemi devant Verdun le 22 mai 1916, enterré dans le ravin des Dames.

Extrait du journal des Marches 

Les pertes du bataillon (pour les 3 compagnies 1/2) s’élevèrent pour ces 2 jours (les 20 et 21 mai) à 250 hommes environ, beaucoup furent enterrés et commotionnés…

Il est transcrit et honoré à Trouville-sur-Mer (Calvados).

JMO du 94e R.I. : Les derniers jours de combat  de Victor LEMOULAND

Émile Paul Victor DESFOUX

Né le 20 février 1895 à Ducey, il est le fils d’Auguste DESFOUX et de Victorine ROUSSEL.
Cultivateur, résidant à Poilley, il est incorporé le 9 septembre 1915, au 41e R.I. (ref fiche militaire)

Il est tué à l’ennemi, par un éclat d’obus, le 2 juin 1916, au combat de Verdun.

Citation posthume :

Soldat d’une bravoure réputée, est mort glorieusement pour la France, le 2 juin à Verdu, en faisant vaillamment son devoir.

La croix de guerre avec étoile de bronze lui est décernée.
Il est transcrit à Poilley et repose à la nécropole Bevaux, carré 6, rang 12, tombe 114.

Il ne semble honoré par aucun Monument aux morts.

Armand Eugène Marie PELCHAT

Né le 17 octobre 1888 au village du Châtellier, à Poilley, il est le fils d’Armand PELCHAT et de Virginie LEFAUCONNIER.
Cultivateur lors du conseil de révision, il est ajourné d’office en 1909 et exempté en 1910, pour bronchite spécifique.
Reconnu apte au service par le conseil de révision du 7 décembre 1914, il est affecté au 1er R.I. Coloniale. Il passe au Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc le 4 février 1916.

Il est tué à l’ennemi le 8 juin 1916 près du fort de Vaux.
Il est transcrit et honoré à Poilley.
Ses restes reposent à la nécropole de Douaumont, tombe 2208, à Fleury-devant-Douaumont (Meuse).

Auguste Jean-Marie Ambroise VIVIER

Né le 6 Juin 1892, au hameau de Cerisel, à Ducey, il est le fils d’Auguste VIVIER et de Pauline CORBIN.
Au moment du conseil de révision, ses parents étant décédés, il est tuteur.
Cultivateur, résidant à Saint-Laurent-de-Terregatte, il est incorporé à compter du 10 octobre 1913. Il part aux armées le 7 août 1914.

Blessé par balle au bras droit, il rejoint le dépôt le 1er octobre 1914.
Il repart au front, au 202e R.I., le 10 février 1915. Il passe dans la réserve active en octobre 1915.

Soldat de 2e classe, il est tué à l’ennemi le 4 juillet 1916, devant Verdun.
Précédemment inhumé à la Côte de Froideterre, il est transféré au cimetière militaire de l’Écluse à Bras (arrond. de Verdun), le 8 novembre 1919.

Citation de sa fiche militaire :

Tué en effectuant très courageusement la relève des blessés dans des circonstances pénibles le 4 juillet 1916.

Il est transcrit et honoré à Ducey.

Alphonse Grégoire Ernest PROVOST

Né le 17 novembre 1894 à Servon, il est le fils Jules PROVOST et d’Augustine DUFOUR .
Cultivateur, résidant à Courtils, il est incorporé le 8 septembre 1914 et passe à la 10e section d’infirmiers militaires le 14 octobre 1914.

Après diverses affectations, il est incorporé, comme 2e classe, à la 23e section des Infirmiers Militaires, à compter du 5 décembre 1915.
Il est porté disparu lors de la tragédie du tunnel de Tavannes, le 4 septembre 1916.

Ses restes reposent à l’ossuaire du cimetière militaire de Dugny-Sur-Meuse (Meuse) avec ses compagnons de tragédie.
Il est transcrit et honoré à Courtils.

La tragédie du tunnel de Tavannes 

Le tunnel ferroviaire de Tavannes, construit en 1870, est un ouvrage long de 1 500 mètres et large de 5 mètres. Il permet à la voie ferrée de relier Verdun à Metz.
Pendant la Guerre 1914-1918, l’évolution de la ligne de front ne permet pas l’utilisation de cette liaison de communication.
En 1916, le tunnel sert d’abri et de refuge aux soldats français de divers services et unités : état-major, fantassins, sapeurs du génie, poste de secours, poste de commandement…
C’est également un point de passage sécurisé entre le front et l’arrière.
Dans la nuit du 4 au 5 septembre 1916 , l’explosion et l’embrasement des réserves d’essence stockées dans le tunnel provoque l’explosion des munitions qui y sont également entreposées.
L’incendie dure plusieurs jours. On dénombre au moins 475 victimes. Les restes des soldats ayant péri lors de cette tragédie reposent au cimetière militaire de Dugny.

Après la Grande Guerre, le tunnel fut remis en état pour la circulation ferroviaire.

Le site, très documenté, Les Français à Verdun 1916 retrace en détail ce drame :

Le 4 septembre, vers 21 h , le dépôt de grenades placé à l’entrée Ouest du tunnel de Tavannes prend feu.
A 21 h 15, une formidable explosion se produit, comprimant en un instant les poitrines de tous les êtres vivants présents dans le tunnel. Les flammes qui se propagent rapidement atteignent le stock de bidons d’essence qui sert à alimenter le groupe électrogène.
En quelques minutes, les baraquements en bois où sont entassé de nombreux soldats s’embrasent. Une fumée très dense avance dans le tunnel semant la panique et la mort. Les hommes qui ne sont pas asphyxiés instantanément, s’enfuient en désordre en se marchant les un sur les autres, vers la sortie opposée. Cependant la nappe de fumée les gagne de vitesse et des centaines d’hommes tombent avant d’arriver à l’air libre. Même équipé de masque à gaz, la densité de la fumée est telle qu’aucun sauveteur ne parvient à pénétrer à l’intérieur du tunnel.

Les hommes qui sont parvenus à atteindre la sortie Est se trouvent face au bombardement allemand et ne peuvent s’échapper. Cependant, il y a urgence à évacuer cet endroit irrespirable. Un colonel, révolver au poing, menace de tirer sur les malheureux. Dans l’affolement le plus complet, les premiers étant poussés par ceux qui arrivent derrière eux, s’enfuient en tentant de trouver refuge dans les trous environnants.

De plus, les Allemands qui ont aperçu la nappe de fumée qui est montée très haut dans le ciel, redoublent leur pilonnage sur les entrées du tunnel.

Jusqu’à 21 h 45, des groupes d’hommes, noirs, à demi asphyxiés, sentant la chair grillée, surgissent par la sortie Est et s’enfuient sous les obus.
Durant toute la nuit, aucune manœuvre de secours ne peut être entreprise.

Le brasier continue à brûler durant 2 jours, carbonisant les centaines de cadavres jonchant le sol. Lorsque plus tard, on pénètre dans le tunnel, on ne retrouve rien que des cadavres qui partent en cendre dès qu’on les touche. Seulement 30% en moyenne peuvent être identifiés.

500 à 600 homme ont péri dans cette catastrophe : officiers et soldats du 1er et du 8e génie, des 22e, 24e et 98e régiments territoriaux ; des médecins majors et des infirmiers régimentaires des 346e, 367e, 368e et 369e R.I. ; des blessés qui, couchés sur des brancards et se sentant en sécurité, attendaient leur évacuation. Aucun journal ne parla de cette tragédie…

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Quelques victimes de la catastrophe du 4 septembre
étendues dans un fossé à l’entrée du tunnel
en attendant l’inhumation

Vers le site : Les Français à Verdun

Le récit d’un témoin

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Merci à Daniel et Gérard pour leurs précieuses listes

 

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2 commentaires pour Les disparus du canton de Ducey dans la bataille de Verdun

  1. Benoit Christiane dit :

    Merci pour cet article. Rendre hommages à tous ces combattants c’est aussi les faire revenir un peu à la vie dans notre mémoire.

    J'aime

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