Ils ne passeront pas ; Encore un effort, Camarade !

Ce samedi  9 décembre, Résonances est en deuxième position, ex-aequo avec 1985 votes. Le premier est à  2500 votes. Un retard, qu’il est possible de remonter! Il suffit de ne rien lâcher.
Et de voter chaque jour !
Et de communiquer le lien à votre entourage pour qu’il participe !
Le premier prix est de 2000€, le second 1200€ et le troisième de 800€.

C’est vital non seulement pour financer le spectacle de théâtre , en vue de célébrer le Centenaire de la fin de la Grande Guerre, mais également pour animer les manifestations autour du spectacle.

VOTEZ  Résonances, chaque jour , jusqu’au 31 décembre.

un petit clic sur le lien vers le vote FaceBook

C’est très simple ce lien renvoie sur la présentation il n’y a qu’à cliquer sur « voter » tous les jours.

Les_absents (Reduction)

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VOTEZ Résonances

C’est bientôt Noël, faire une bonne action est à la portée de tous ! Soutenez Résonances !

L’association Résonances souhaite célébrer la fin de la Grande Guerre 14-18.

Extrait de la trame de son projet

poilu_dessinUn spectacle populaire et participatif pour un beau projet de territoire

Dans le cadre des célébrations du Centenaire de la fin de la Grande Guerre, des passionnés, artistes professionnels et amateurs créent ensemble un spectacle original et inédit « Echos d’une guerre ».

Des histoires vraies, issues d’un travail local de collectage, formeront la trame d’un théâtre forum, musical et populaire, joué dans six communes du Sud-Manche en novembre 2018.
Un grand projet qui croise amateurs et professionnels, mémoire et spectacle vivant, patrimoine et nouvelles technologies pour raconter la Première Guerre mondiale à travers le prisme des souvenirs de civils.

un projet qui fédère, une action d’envergure auprès des publics :
… Créer un spectacle pour se souvenir de la Grande Guerre, non pas dans ses aspects militaires et sanglants, ni au travers d’hommes illustres, mais en évoquant les souvenirs de civils ayant vécu loin du front, c’est l’ambition que se sont donné ces passionnés.
Le projet s’inscrira dans un ensemble de commémorations sur le territoire (expositions, lectures musicales dans les médiathèques, projets scolaires…), par le prisme inédit de « ceux qui restent », à l’arrière de la ligne de front.

L’association est en recherche du nerf de la guerre : des sous.

De son côté, le Crédit Agricole se propose de verser une subvention au meilleur projet retenu par concours.
Après présentation de celui-ci devant un jury CA, il faut que ce projet soit soutenu par le plus grand nombre de votes favorables sur Facebook.

Donc, si vous avez un compte Facebook, cliquez sur le lien transmis ci-dessous par Marie pour voter Résonances.

Un petit clic pour une grande cause !

Et transmettez l’info à  vos amis !

Vous ferez à  coup sûr une bonne action, le projet en vaut la peine.

Voici le petit mot de Marie, la secrétaire de cette association, (et également la secrétaire de notre association Histothèque Jean-Vitel)

Bonjour à tous,

Je vous envoie le lien  direct pour voter pour le projet de « Résonances », sur la page du concours « J’aime mon asso » du Crédit Agricole.

C’est vital pour financer notre spectacle de théâtre , en vue de célébrer le Centenaire de la fin de la Grande Guerre.

VOTEZ  Résonances, chaque jour , jusqu’au 31 décembre.

Nous devons passer en 2eme place si possible. Merci pour votre soutien.

un petit clic sur le lien vers le vote FaceBook

C’est très simple ce lien renvoie sur notre présentation il n’y a qu’à cliquer sur « voter » tous les jours.

Il faut vraiment en parler à TOUS vos contacts on est 3eme on a bien remonté hier après une journée « facebook » mais c’est pour l’instant insuffisant !

Bonne journée à tous/tes.

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Les Maufras de Crollon (3)

La descendance d’Avranches
ou de Maufras à Bergevin

André Maufras, fils de Jacques Maufras et de Jacqueline Brisbarre, succède certainement à son père sur la terre de la Lamberdière car il est le premier des Maufras à ajouter le nom de la propriété à son nom : la Lamberdière. Il devient André Maufras Lamberdière.

Il se marie avec Anne Aumont. Le couple a au moins quatre enfants :

  • Thomas, né en 1706
  • Jean, né en 1709
  • René, né en 1712
  • Jacques, né en 1713

André et sa femme Anne, décédés respectivement en 1714 et 1747, sont inhumés dans l’église de Crollon, ainsi que leur fils Jacques, décédé en 1731.

Des quatre fils du couple, André et Anne, seul Thomas atteint l’âge de se marier, les trois autres sont décédés jeunes.

Thomas Maufras Lamberdière épouse, en 1735, à Avranches, Marie Françoise Lebourgeois. Elle est la fille de Michel Lebourgeois et de Françoise Grignat, du Mont Saint-Michel.

Les enfants de Thomas sont tenus sur les fonds baptismaux par des personnalités : Noble homme Gilles Angot, écuyer, sieur de La Bretèche, Mademoiselle Françoise Renault, femme de Laurent Grignard, Sieur de la Couture, Conseiller du Roy, lieutenant en l’élection d’Avranches …

Thomas décède en 1741, à 34 ans. Comme ses parents, il est inhumé dans l’église de Crollon. Il laisse deux enfants en bas âge : Gilles, né en 1738, et Marie, née en 1739.

Sa femme, Françoise, se remarie en 1744, avec Maitre Robert Hamel, notaire royal à Pontorson. Gilles est le seul héritier Maufras lors du décès de sa mère, vers 1770.

Gilles Maufras Lamberdière

Gilles se marie à Avranches, en 1759, avec Marie Autin, fille de Robert Autin et Perrine Quinton, bourgeois d’Avranches. Il est alors domicilié à Pontorson. Les six premiers enfants du couple naissent à Avranches, soit dans la paroisse Saint-Gervais, soit dans la paroisse Notre-Dame-des-Champs. Les deux derniers enfants naissent à Crollon, au village de la Lamberdière.

Gilles Maufras est, vraisemblablement, l’objet d’une lettre de cachet en 1779.

Une lettre de cachet (aussi appelée lettre close ou lettre fermée) est, sous l’Ancien Régime en France, une lettre servant à la transmission d’un ordre du roi, permettant par exemple l’incarcération sans jugement, l’exil ou encore l’internement de personnes jugées indésirables par le pouvoir.(Wikipedia)

Deux documents confortent cette idée.

● L’un est un compte de tutelle en date du 18 août 1779. Les enfants de Gilles Maufras y déclarent que leur père s’étant absenté en l’année 1799, leur famille s’assembla et leur donna pour tuteur François Maufras.
Divers tuteurs se succèdent. La levée de tutelle est prononcée le 10 pluviôse AN V (29 janvier 1797), lorsque les enfants apprennent le décès de Gilles Maufras. (réf, document archives familiales privées).

● L’autre est une procédure contre Maufras Lamberdière (le prénom n’est pas inscrit), originaire d’auprès Avranches. Maufras y est l’objet d’une lettre de cachet, signée du roi et en date du 11 janvier 1776. Il est enfermé à Armentières, à la maison de force des Bons Fils, pour cause d’inconduite. La requête est signée de la famille de Gilles Maufras.

La prison des Bons-Fils

Extrait de L’état des prisons du Nord dans les premières années de la Révolution.(Gallica , BnF)

1790-1791 Plusieurs enquêtes sur l’état des prisons sont diligentées dans le département du Nord (qui vient d’être formé) par les comités de l’Assemblée constituante (comités des lettres de cachet, d’extinction de la mendicité, de législation criminelle)…

Concernant Armentières, il est écrit :

… Les Bons-Fils d’Armentières, établissement « parfaitement disposé pour l’objet de sa destination », prison saine et sûre, confortable même, où dix-huit frères encadrent deux cents prisonniers bien nourris et traités, « furieux ou insensés », ou encore « resserrés pour cause de libertinage », plus quelques « criminels », chacun payant, en moyenne, une pension de 300 livres

Pierre Maufras (1760 – 1837), fils de Gilles et Elisabeth Autin, devient huissier de Justice à Avranches. Il habite rue 4 Œufs.

Il a 3 fils de son épouse et cousine Louise Debroize :

  • 1) François Pierre Ursin
  • 2) Pierre Urbain
  • 3) Frédéric César

1 ) François Pierre Ursin Maufras (1802-1871)

Avocat, célibataire, il hérite de la terre de la Lamberdière. Par ses qualités et ses idées politiques, il devient gérant des propriétés de plusieurs grandes familles de l’Avranchin. D’aspect austère, il fréquente néanmoins les salons mondains.

Ardent légitimiste, la Révolution de 1830 lui cause quelques ennuis.

2 ) Pierre Urbain (1805-1885)

Propriétaire, célibataire, il hérite de la terre de Glatigny en St-Loup, de la maison rue 4 Œufs et autres petites rentes.

Ayant fait des études de droit, il est employé chez un notaire puis à la perception de Ponts-sous-Avranches. Mais très vite, il abandonne tout emploi pour rester auprès de sa mère.

D’une charité proverbiale, il fait l’aumône à tous les pauvres d’Avranches. Ses revenus sont en majorité consacrés à soulager la misère.

3 ) Frédéric César (1808-1881)

Marié à Catherine Leroux, il hérite de la maison des Bouchers à Avranches, de la terre de la Bavière et de Brèe au Tanis.

Il fait sa carrière dans les Postes où il est muté, au gré de ses avancements, dans différentes villes : Châlons-sur-Marne, Reims, Landerneau, Pont-L’Évêque…

Sa mauvaise vue l’oblige à prendre une retraite anticipée.

Le couple a un fils : Henri Frédéric Pierre Maufras.

 

Henri Frédéric Pierre Maufras (1839-1918).

Propriétaire, il se marie avec Marie Turgot, issue d’une vieille famille de Montviron (Manche).

Angèle Marie Catherine, naît au sein du foyer, en 1871, rue des Chapeliers, à Avranches.

Angèle se marie en juin 1892 avec Félix Seguin. Félix habite au domicile de son père, rue du Dragon, Paris VIème, lors de son mariage. Il est, à cette époque, attaché au ministère des finances.

De leur union naît Marie-Jeanne.

Angèle Maufras, la mère, décède en 1901, à vingt-neuf ans.

Félix Seguin est promu Officier de la Légion d’Honneur, en 1926. Il occupe les fonctions de sous-directeur au ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts.

Sa fille, Marie-Jeanne Seguin épouse, en 1916, Albert Bergevin, peintre réputé d’Avranches.

Les thèmes de prédilection de Bergevin sont les jardins, les vues et marchés d’Avranches, les scènes de cirque et de carnaval ou encore quelques natures mortes. Ses toiles ont une incontestable portée documentaire évoquant la vie de sa région.

Vers site spécialisé Bergevin

…A suivre, fin…

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 Du nouveau sur la page d’accueil

  • Vous avez des documents sur Céaux ?

  •  ¿ Le coin de l’Ancien ?

Un nouveau souvenir, à reconnaître, laissé par le photographe C. Patarin !
Lien vers page d’accueil : Accueil du blog

le 12 novembre 2017

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Les Maufras, de Crollon (1)

Dans cet article, il n’est pas question de réaliser une généalogie complète, mais de suivre l’évolution de la famille Maufras, issue d’un de nos villages.
C’est à la fois, une mutation du nom, une dispersion géographie des membres et une transformation sociale.
Le parcours, développé ici, de quelques uns des descendants atteste de ces changements.
(pour une généalogie plus complète voir : GeneaVitheque)

En sortant du bourg de Crollon, par la route de Servon, une porte plein cintre, condamnée, révèle l’ancienneté de l’habitat.

lamberdiere_cadastre

L’étymologie de l’endroit, la Lamberdière, indique que ce lieu a été la propriété, la maison des Lamberd. Or, les linteaux de la façade de cette propriété privée sont signés par ceux qui ont laissé le plus de traces : les Maufras.

Lamberdiere_ancienne_porte

Les linteaux en façade

Le linteau de la porte d’entrée d’une ancienne habitation

linteau_horizontal

Sur la même porte, un beau linteau, en réemploi en jambage, paraît provenir de la maison d’un prêtre.

linteau_jambage

linteau du jambage, présenté en position horizontale.

Dès la fin du XIIe siècle, ce nom, Maufras, est attesté sous la forme Malfras dans les Rôles de l’Échiquier de Normandie. Près de Coutances, une sergenterie porte ce nom, la sergenterie Maufras, citée dès 1612. (voir : sergenterie Maufras, WikiManche).

C’est également, en 1612, que la première mention des Maufras dans les registres paroissiaux du canton de Ducey apparaît. Le curé de Précey fulmine une excommunication contre Nicolas Escolasse, Charles Bioling(?), Demoiselle Françoise Duguey et Guillaume Maufras de Crollon. Aucune explication complémentaire n’est ajoutée.

Fulminer : lancer une condamnation dans les formes prévues. Formuler avec véhémence. Fulminer une excommunication. (Dic. Robert, Alain Ray)

La deuxième mention date du 22 février 1628. Jacques Maufras, de Crollon, épouse Jeanne Potel(?), de Précey, en l’église de Précey. Né en 1610, à Précey, il serait le fils de Guillaume Maufras. (réf : Claude Guibert de la Tour, généalogie Les GUIBERT DE LA TOUR).

Puis, divers actes de mariages ou d’inhumations de Maufras parsèment les registres. Mais ces informations, trop parcellaires, ne permettent pas de les relier entre elles.

Dans l’église de Crollon, une dalle funéraire, disparue aujourd’hui suite aux diverses rénovations, indiquait la sépulture de Julien Maufras, prêtre et de son frère André, avec la date de 1697. (Réf : Picot, ancien prêtre de Vergoncey)

Les Maufras de Crollon et leurs descendances

D’après les actes des registres paroissiaux, le mariage Jacques Maufras – Jacqueline Brisbarre, paraît être l’origine de tous les Maufras nés à Crollon.

En ce qui concerne ce présent article, la descendance a été divisée en trois grands groupes :

– Bretagne
– Avranches
– Crollon

Jacques Maufras épouse Jacqueline Brisbarre certainement avant 1650, date de naissance approximative de leur premier enfant connu.

L’épouse décède le 4 mars 1706, à l’âge de 70 ans. Son fils Jean, prêtre, est présent. Elle est inhumée dans l’église de Crollon. Aucun renseignement complémentaire n’a été trouvé concernant son mari, Jacques.

A noter :

  • Brisbarre, est un nom peu rencontré dans la région, à l’exception des quelques Brisbarre de Vergoncey, village voisin de Crollon.
  • Seules les familles aisées ou très pieuses avaient le privilège d’être inhumées dans l’église. Les Maufras, dès le début du XVIIe siècle avaient donc un certain rang dans la paroisse. Ils auraient possédé la majorité des terres entourant le bourg de Crollon.

Le couple a, au moins, cinq enfants.

  • Jeanne naît vers 1650. Elle se marie avec Charles Bazire vers 1665. (Réf Geneanet et réf : Claude Guibert de la Tour, généalogie Les GUIBERT DE LA TOUR).
  • Jean naît vers 1658. Il devient prêtre, vicaire à Crollon, mais ne ne semble pas avoir eu de cure. Il est inhumé, en 1708, dans l’église de Crollon.
    De 1677 à 1682, environ, un Guillaume Maufras, natif de Crollon, est prêtre vicaire au Mont Saint-Michel. Puis de 1682 à au moins 1692, il est vicaire à Huisne-sur-Mer. Est-il descendant du couple Jacques Maufras – Jacqueline Brissebarre ou, comme le suggèrent certains écrits, oncle de Jean Maufras, vicaire ?
  • Charlotte naît vers 1665. Elle se marie avec Raymond Diolay. Décédée en 1745 à Servon, elle est inhumée dans l’église de cette paroisse, sous l’autel de la Vierge, en présence des vicaires de Précey, Crollon et Servon.
  • François naît vers 1672. Sieur de Lamberdière (propriétaire), il épouse, à Poilley, Olive Farou, le 29 mai 1691. Décédé à 30 ans, en 1702, il est inhumé dans l’église de Crollon.
    La descendance de François Maufras se divise en deux branches principales :
    • la branche des Maufras Du Châtellier, de Bretagne.
    • la branche des Maufras de Crollon. Elle sera abordée dans la dernière partie de cet article consacré aux Maufras.
  • André naît vers 1674. Il se marie avec Anne Aumont. Succédant certainement à son père, il adjoint le nom de sa terre à son nom et devient la souche des Maufras Lamberdière.
    On retrouve, là encore, deux grandes branches :
    • la branche qui restera à Crollon (idem que ci-dessus)
    • la branche qui s’installera à Avranches.
    À son décès, en 1714, André Maufras est inhumé dans l’église de Crollon.

Le blason des Maufras

En novembre 1696, le roi décide la création de l’Armorial Général, registre où seront enregistrées les armoiries de France. Le but principal est de connaître l’ensemble de ces armoiries et d’éviter les contestations. Mais les droits d’enregistrements en font plus une mesure fiscale qu’un répertoire. De plus, le traitement de ces inscriptions étant affermé, l’intérêt d’avoir le plus grand nombre de souscripteurs devient, dans ces conditions, évident.

L’enregistrement des brevets, certifiant la détention d’armoiries, est confiée à Charles d’Hozier.

La formule administrative retenue est ainsi libellée :

Par ordonnance rendue le … par MM. les commissaires généraux du Conseil, députés sur le fait des armoiries,

Celles de N….telles qu’elles sont ici peintes et figurées, après avoir été reçues, ont été enregistrées à l’Armorial Général dans le registre coté … Généralité de … en conséquence du payement des droits réglés par les tarifs et arrêts du Conseil du 20 novembre 1696. En foi de quoi le présent brevet a été délivré à Paris, par nous Charles d’Hozier, conseiller du Roi, Garde de l’Armorial Général, etc.

Signé : d’Hozier

(Réf : Mémoires de la Société d’Archéologie, Avranches, Mortain, Tome XIII, décembre 1897)

Le document suivant ne serait donc qu’une demande d’inscription sur le registre du Grand Armorial, demande faite par André Maufras de la Lamberdière.

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Le processus d’inscription a-t-il été mené à terme ? Des doutes sont permis car les armoiries des Maufras ne se trouvent ni dans le Vingtiesme Volume de l’Armorial gñal, Normandie, généralité de Caen, signé de Charles d’Hozier, ni dans le relevé qui en est fait par la Société d’Archéologie, Avranches, Mortain. (Tome XIII, décembre 1897)

duchatellier_armoiries (Reduction)

 

Cependant, ces armoiries sont conservées et reprises en particulier par la branche des Maufras Du Châtellier.
Elles paraissent sous le nom d’Armand-René Maufras du Châtellier, dans l’Annuaire Général Héraldique Universel, Organe Officiel des Cours, de la Noblesse et du High-Life parution de 1901. (réf BnF, Gallica)

 

 

Vers Les Maufras, de Crollon (2)…

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Les Maufras, de Crollon (2)

Les Maufras Du Châtellier

Jean Maufras, fils de François Maufras et d’Olive Farou, nait vers 1672. Il se marie avec Anne Cornille, de Précey, le 3 février 1717. Jean est sieur (propriétaire) du Châtellier à Poilley. Il adjoint le nom de sa terre à son nom et devient Maufras du Châtellier.

Remarque : Il ne faut pas confondre la famille Cornille, de Précey, avec la famille du Grand Pierre Corneille, de Rouen, comme certaines généalogies anciennes le font. Nombreux sont les Cornille qui vivent encore dans le Sud-Manche et à Précey !

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La descendance de Bretagne

B2_tissuLouis François Maufras, fils de Jean, naît au Châtellier, à Poilley, en 1718. Après des études auprès d’un parent prêtre, il se marie à Rennes avec Jeanne Chevillard, fille d’un marchand. Il est dit « Sieur du Châtellier ».

Louis devient également marchand de tissus et de soies en cette ville. Sept enfants au moins naissent à Rennes de cette union.
C’est sous le nom de Maufras Duchâtellier que ses enfants sont baptisés, et parmi eux René Louis en 1754. Parrains et marraines sont désormais choisis dans « la Robe » : milieu des avocats, procureurs …

B2_signature_louis_maufrasLouis travaille ensuite comme économe et archiviste à l’abbaye Saint-Georges de Rennes. Bon archiviste, il classe des titres politiques, à Landerneau, grâce à ses connaissances remarquées de paléographe.

Pour rétablir sa fortune ébranlée, il se consacre à l’agriculture, défriche des terres et acquiert la propriété des Noëttes, à Bréal-sous-Montford (35).

C’est toujours sous le nom de Maufras Duchâtellier qu’il est élu, vers 1793, Officier Public, fonction qu’il quittera peu après le décès de sa femme, fin 1793.

Redevenu simple juge de paix, il décède en son domicile des Noëttes en 1797 à près de 80 ans.

René Louis Maufras Duchâtellier, fils de Louis Maufras et Jeanne Chevillard, achète une charge de sénéchal en 1789 à Rennes.

Sénéchal de Rennes : Officier Royal de robe longue, qui est chef d’une justice subalterne.(dic. Académie française, 1798)

Il se consacre, dans un premier temps, à l’émancipation de la bourgeoisie. Nommé en 1791, commissaire du roi près du tribunal criminel de Quimper, il est révoqué comme suspect au pouvoir politique.

B2_tribunal_quimper

Lors de la Révolution, il devient quartier-maître de l’armée vendéenne et échappe de peu à l’échafaud après la défaite de ce corps.

Devenu commissaire exécutif près du tribunal de Quimper, il juge les tristes exploits des « chauffeurs », bandes de criminels, pendant la Révolution, qui brûlaient les pieds des gens pour leur soutirer leurs économies.

B2_avocat_XIXDès lors, sa carrière au sein des tribunaux sera tributaire des divers gouvernements. Il prend sa retraite, en 1841, alors qu’il est vice-président du tribunal de Quimper. (Ref : Essai Généalogie Ascendante De Marie-Thérèse Bresson, Henri Léon Bresson, 1889).

René Louis Maufras Duchâtellier marié à Reine Le Bastard de Kerguiffinec a un fils, Armand René, dont le souvenir est toujours présent dans le Finistère.

Armand René Maufras Duchâtellier, né à Quimper en 1797, suit ses études à Rennes. Attaché à l’administration des douanes à Douarnenez, en 1820, il est muté dans les Ardennes, suite à un égarement politique de jeunesse.

Il se marie, en 1826, à Alexandrine Huard. Son beau-père, à sa mort en 1850, lui attribue le château de Kernuz. Armand Maufras Duchâtellier s’attachera à la rénovation du monument.

Descriptif de la chapelle du château Kernuz

  • Édifice de plan rectangulaire comprenant un petit porche voûté d’arêtes, une nef et un petit choeur. Les plans sont dus à l’architecte Joseph Bigot.

  • Mobilier Boiseries de l’autel constituées de fragments anciens partiellement dorés.

  • Vitraux : portraits d’Armand Maufras du Châtellier (1797-1885) et de son épouse née Huart.

  • Nombreuses plaques de marbre portant les inscriptions tumulaires de la famille Maufras du Châtellier.

(réf : http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PONTLABB.pdf)

Il séjourne tour à tour en Bretagne ou à Paris pour ses diverses activités successives. Il fréquente, dans la capitale, les milieux de la politique et de la littérature. Il prend part à la Révolution de 1830, à Montmartre.

Nostalgique de son pays natal, il y revient vers 1831 en tant qu’inspecteur des prisons et bureaux de bienfaisance, dans le Finistère. Mais pour améliorer l’éducation de ses enfants et pour raison de santé, il passe quelques années à Versailles vers 1850. En 1858, c’est le retour définitif dans le Finistère, à Pont-L’Abbé.

Très tôt, il commence à rédiger des ouvrages sur sa région dont l’Histoire de la Révolution en Bretagne.

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Membre correspondant de l’Académie des sciences morales, il en devient le président, tout en participant à de nombreuses sociétés savantes.

Auteur prolifique, connu surtout sous le nom de Duchâtellier, tout l’intéresse : l’horticulture, l’aide aux démunis, le monde ouvrier agricole… et l’archéologie.

Il est maire de Pont-L’Abbé de 1874 à 1877. Une avenue porte son nom.

Il décède en plein travail le 27 avril 1885, en son château.

Du mariage d’Armand Maufras Duchâtellier et d’Alexandrine Huard naît Paul Maufras Duchâtellier (1833-1911) appelé Paul Duchâtellier.

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Paul Maufras Duchâtellier se consacre tout d’abord à la peinture de « Marines ». Mais il se tourne rapidement vers l’archéologie et devient un éminent spécialiste de la Bretagne.

Membre fondateur de la Société de préhistoire de France et grand collectionneur, il transforme, avec l’aide de son père, son château de Kernuz en musée.

Voici quelques fouilles réalisées par Paul Maufras Duchâtellier

  • les dolmens de Plovan, Renongard et Crugou ;
  • les tumulis de l’Age du Bronze ;
  • la sépulture à pointes de flèche de Kerhué-Bras à Plonéour-Lanvern ;
  • une série de tombes dans les Monts d’Arrée.

Lors de ses recherches, il découvre, dans les Monts d’Arrée, des populations rudes vivant dans des habitations comme à l’époque de la pierre.

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Pointes de flèche

A sa mort, la majeure partie de sa collection est transférée au musée national de Saint-Germain-en-Laye.

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Tableau de Paul Maufras Duchâtellier

À suivre…

 

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